Gouvernement El Mansouri : Omar Hejira promu ministre délégué au Commerce extérieur
Ancien secrétaire d’État au Commerce extérieur depuis octobre 2024, Omar Hejira franchit un nouveau cap au sein du gouvernement El Mansouri. Membre du comité exécutif du Parti de l’Istiqlal et élu d’Oujda-Angad depuis 2007, il est nommé ministre délégué chargé du Commerce extérieur auprès du ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Inclusion économique, Ryad Mezzour. Sa promotion intervient après un parcours politique marqué par plusieurs responsabilités locales et parlementaires, mais aussi par une affaire judiciaire qui s’est conclue par son acquittement en appel en 2023.
Nommé par SM le Roi Mohammed VI le vendredi 16 octobre, il figure en vingt-quatrième position de la liste protocolaire des 32 membres du nouvel exécutif. Il conserve le portefeuille du Commerce extérieur, avec un rang institutionnel relevé, sous la tutelle de Ryad Mezzour, lui aussi membre de l’Istiqlal.
Une promotion dans la continuité de ses fonctions
La nomination d’Omar Hejira ne modifie pas le périmètre de ses responsabilités, mais lui confère le rang de ministre délégué après avoir exercé comme secrétaire d’État depuis octobre 2024.
Avant le scrutin, le Parti de l’Istiqlal avait validé sa candidature dans la circonscription d’Oujda-Angad, qu’il représente à la Chambre des représentants depuis 2007. Son parcours politique est étroitement lié à cette ville de l’Oriental, où sa famille est également connue pour son engagement politique.
À la tête du Commerce extérieur, il avait engagé la préparation d’une feuille de route pour la période 2025-2027, destinée à relancer les exportations dans un contexte de déséquilibre de la balance commerciale.
Une trajectoire politique ancrée à Oujda
Né en 1967 à Oujda, Omar Hejira est docteur en pharmacie. Il obtient son diplôme en 1993 à l’Université de médecine de Silésie, à Katowice, en Pologne.
Il est le fils d’Abderrahmane Hejira, ancien député et ancien maire d’Oujda, et le frère d’Ahmed Taoufiq Hejira, ancien ministre de l’Habitat. Marié et père de deux enfants, il s’inscrit dans une famille dont l’engagement politique s’est notamment exprimé à l’échelle locale.
Élu député d’Oujda-Angad en 2007, il est reconduit à trois reprises. En 2009, il accède à la mairie d’Oujda avec 36 voix contre 28 pour le candidat du Parti de la justice et du développement (PJD), à l’issue d’une séance d’abord levée par le pacha faute de quorum. Il dirige la commune jusqu’en 2021, avant de devenir premier vice-président du conseil de la région de l’Oriental.
En janvier 2024, il assure temporairement la présidence de cette région en remplacement d’Abdenbi Bioui, membre du Parti authenticité et modernité (PAM), arrêté dans le cadre de l’affaire de trafic international de drogue dite du Malien.
La même année, Omar Hejira prend la présidence du groupe istiqlalien à la Chambre des représentants, après le gel des activités de Noureddine Mediane, poursuivi par sa collègue de parti Rafia El Mansouri pour diffamation, menaces et chantage. Il coordonne également les groupes parlementaires de la majorité.
Une affaire judiciaire conclue par un acquittement
Le parcours d’Omar Hejira a également été marqué par une procédure judiciaire liée à sa gestion de la commune d’Oujda. Après sa nomination comme secrétaire d’État au Commerce extérieur, le 23 octobre 2024, des internautes affirment qu’il aurait été condamné à deux ans de prison.
Il avait effectivement été condamné en première instance dans une affaire de dilapidation de deniers publics, fondée sur un rapport de la Cour régionale des comptes relatif à la gestion de la ville. Toutefois, la chambre criminelle d’appel de Rabat l’a acquitté le 7 juillet 2023.
Cette décision constitue un élément déterminant pour comprendre la chronologie de l’affaire, dont les accusations avaient refait surface lors de son entrée au gouvernement en 2024.
Le Commerce extérieur au cœur de ses nouvelles responsabilités
Depuis sa nomination comme secrétaire d’État, Omar Hejira travaille à une feuille de route 2025-2027 visant à soutenir les exportations et à répondre au déséquilibre de la balance commerciale.
Son action a également été marquée par une plainte déposée auprès du comité d’éthique de l’Istiqlal par des membres de l’Association marocaine des exportateurs (ASMEX), à la suite d’un incident avec son président, Hassan Sentissi.
Membre du comité exécutif du parti, Omar Hejira défendait auparavant un bilan positif du gouvernement Akhannouch et écartait toute alliance avec le PJD. Cette position politique a précédé la rupture de l’Istiqlal avec le Rassemblement national des indépendants (RNI), puis son entrée dans une coalition avec le PAM.
Sa promotion au rang de ministre délégué intervient ainsi à la croisée de ses responsabilités partisanes et de ses missions économiques. Il devra poursuivre le travail engagé sur les exportations et la balance commerciale, désormais avec un rang gouvernemental renforcé.
-
10:00
-
09:44
-
09:30
-
09:15
-
09:00
-
08:53
-
08:53
-
08:46
-
08:44
-
08:30
-
08:20
-
08:16
-
08:15
-
08:15
-
08:07
-
08:00
-
07:52
-
07:20
-
07:17
-
23:55
-
23:44
-
23:30
-
23:15
-
22:45
-
22:30
-
22:15
-
22:00
-
21:44
-
21:30
-
21:15
-
21:00
-
20:44
-
20:30
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:44
-
18:15
-
18:00
-
17:30
-
17:27
-
17:20
-
17:17
-
17:10
-
17:07
-
17:06
-
16:48
-
16:44
-
16:43
-
16:36
-
16:31
-
16:31
-
16:24
-
16:23
-
16:17
-
16:17
-
16:15
-
16:06
-
16:05
-
15:59
-
15:52
-
15:52
-
15:47
-
15:44
-
15:42
-
15:38
-
15:38
-
15:31
-
15:26
-
15:24
-
15:21
-
15:15
-
15:05
-
14:57
-
14:50
-
14:46
-
14:46
-
14:44
-
14:41
-
14:31
-
14:30
-
14:17
-
14:15
-
14:14
-
14:09
-
14:03
-
13:57
-
13:40
-
13:30
-
13:15
-
13:09
-
12:44
-
12:43
-
12:38
-
12:31
-
12:30