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Gustavo Petro annonce l’achat d’avions de combat Gripen face à un climat de tensions avec Washington
Le président colombien Gustavo Petro a annoncé vendredi la signature d’un contrat de 4,3 milliards de dollars avec le constructeur suédois Saab pour l’acquisition de 17 avions de combat Gripen, une décision stratégique qu’il justifie par la nécessité de protéger la souveraineté nationale dans un contexte international instable et marqué par des frictions avec les États-Unis.
S’exprimant depuis une base militaire, le chef de l’État colombien a déclaré que ces appareils modernes auront pour principale mission de renforcer les capacités de dissuasion du pays. « Leur rôle est de prévenir la mort de civils et d’éviter les agressions contre la Colombie, d’où qu’elles proviennent », a-t-il expliqué, ajoutant que « dans un monde géopolitique désordonné », son pays pouvait être attaqué « de n’importe où ».
Cet accord, dont les bases avaient été posées en avril dernier, vise à moderniser la flotte aérienne colombienne, largement obsolète. Les avions Gripen E, réputés pour leur polyvalence et leur efficacité énergétique, permettront à la Colombie de renforcer son autonomie militaire tout en diversifiant ses partenariats stratégiques.
La décision intervient alors que les relations entre Bogota et Washington traversent une période de vives tensions. Depuis septembre, les États-Unis mènent des frappes aériennes dans les Caraïbes contre des embarcations accusées, sans preuves tangibles, d’être liées au trafic de drogue. Ces opérations, qui ont causé la mort d’au moins 80 personnes, ont été perçues par plusieurs gouvernements de la région comme une démonstration de force disproportionnée.
Dans ce climat de méfiance, Gustavo Petro a dénoncé à plusieurs reprises la politique américaine, qu’il juge interventionniste et dangereuse pour la stabilité régionale. De son côté, Donald Trump a multiplié les attaques verbales contre le dirigeant colombien, allant jusqu’à le qualifier de « baron de la drogue ». Le président américain a en outre retiré la Colombie de la liste des alliés privilégiés de Washington dans la lutte antidrogue, mettant fin à plusieurs programmes d’aide et imposant des sanctions économiques ciblées.
Face à cette crise diplomatique, la décision de Bogotá d’investir dans une flotte de chasseurs Gripen symbolise une volonté d’émancipation militaire et politique. En diversifiant ses alliances, notamment avec des partenaires européens, la Colombie cherche à se repositionner sur l’échiquier géostratégique mondial et à réduire sa dépendance vis-à-vis des États-Unis.
« La Colombie doit apprendre à se défendre seule, tout en construisant un avenir fondé sur la coopération et la souveraineté », a conclu Gustavo Petro, réaffirmant sa détermination à doter le pays des moyens nécessaires pour assurer sa sécurité.