Hajj : Le Ministère des Habous détaille une baisse des coûts et renforce l’encadrement
Le pèlerinage aux Lieux Saints s’annonce cette année sous de meilleurs auspices pour les candidats marocains. Devant la Chambre des Conseillers, le ministre des Habous et des Affaires Islamiques, Ahmed Toufiq, a annoncé une diminution sensible du coût du Hajj pour la saison 1446 de l’Hégire, marquant une inflexion par rapport à l’exercice précédent.
La facture indicative du pèlerinage organisé dans le cadre officiel a été arrêtée à environ 65.000 dirhams, en attendant la fixation définitive des montants. Pour la saison en cours, le coût global s’est établi à 63.770,50 dirhams, soit une baisse de 3.095 dirhams par rapport à la saison 1445 H, durant laquelle il dépassait 66.800 dirhams. Une évolution que le ministère attribue à une meilleure anticipation budgétaire et à plusieurs ajustements techniques et financiers.
Le ministre a rappelé que la gouvernance du Hajj est assurée par la Commission Royale Du Hajj, appuyée par une commission multisectorielle chargée du suivi des opérations aussi bien au Maroc que dans les Lieux Saints. Ce dispositif coordonne l’ensemble du parcours des pèlerins, depuis la préparation administrative et logistique jusqu’à l’accomplissement des rites à La Mecque et à Médine.
Dans le détail, le coût du pèlerinage repose sur un ensemble de postes incontournables. Il intègre notamment les billets d’avion, l’hébergement, la restauration, les transports entre les villes et les sites rituels, la prise en charge des bagages, ainsi que les services d’encadrement. À cela s’ajoutent les assurances, les frais de visa, les prestations des opérateurs agréés et la taxe sur la valeur ajoutée appliquée par les autorités d’Arabie Saoudite.
Parmi les leviers ayant permis de contenir les dépenses, Ahmed Toufiq a souligné le rôle déterminant du taux de change. Une coordination en amont avec Bank Al-Maghrib a abouti à l’adoption d’un taux préférentiel de 1 riyal saoudien pour 2,618 dirhams, inférieur à celui appliqué la saison précédente. Un ajustement qui a contribué directement à alléger plusieurs postes réglés en devise.
Au-delà des chiffres, le ministre a insisté sur la portée spirituelle du Hajj, rappelant que cette obligation repose sur le principe de l’aptitude. Chaque année, entre 320.000 et 340.000 demandes sont déposées, alors que le quota attribué au Maroc demeure largement inférieur. Une réalité qui impose, selon lui, rigueur, transparence et équité dans la gestion des inscriptions.
Ahmed Toufiq a également souligné que l’opération est strictement encadrée et soumise à des mécanismes de contrôle, ajoutant que les marges, lorsqu’elles existent, restent limitées et clairement identifiées. Il a enfin appelé à aborder le pèlerinage avec conscience et sérénité, rappelant que l’intention sincère garde toute sa valeur pour ceux qui ne peuvent partir, tandis que ceux qui accomplissent le Hajj sont invités à en respecter le sens, les règles et la portée spirituelle.
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