Hausse des prix des légumes : pluie et difficultés de récolte perturbent le marché
Les marchés marocains connaissent ces derniers jours une augmentation sensible des prix de plusieurs légumes, en lien direct avec les récentes précipitations qui ont compliqué les opérations de récolte. Certaines cultures, particulièrement sensibles aux conditions météorologiques, voient leur prix atteindre des niveaux inédits pour la saison.
Ainsi, le kilo de haricots verts dépasse désormais les 20 dirhams, tandis que le gombo franchit les 25 dirhams. Les fèves se négocient autour de 10 dirhams, et le champignon local connaît une hausse marquée, dépassant les 30 dirhams le kilogramme. À l’inverse, les légumes de consommation courante restent globalement stables : les pommes de terre et les oignons s’échangent autour de 8 dirhams, et les tomates enregistrent une augmentation modérée, oscillant entre 7 et 8 dirhams selon les marchés.
Les données du marché de gros de Casablanca du 1er janvier 2026 montrent une situation contrastée : l’aubergine varie entre 2,5 et 4,5 dirhams le kilo, la carotte entre 3,5 et 7 dirhams, la courge locale entre 5 et 10 dirhams, l’oignon blanc entre 3,5 et 6,5 dirhams, la pomme de terre locale entre 3,5 et 5,5 dirhams, et la tomate entre 2 et 5 dirhams.
L’analyse révèle que les légumes les plus coûteux sont généralement issus de cultures exigeantes, nécessitant des conditions spécifiques et une main-d’œuvre importante. Le champignon illustre parfaitement cette situation, dépendant d’environnements contrôlés et sensible aux variations d’humidité. Le gombo, lui, voit ses prix augmenter en raison de sa nature feuillue et des difficultés d’accès aux champs sous la pluie.
Certains légumes saisonniers, comme les haricots verts et les petits pois, affichent également des prix supérieurs à la moyenne, conséquence de la baisse des volumes disponibles et de l’augmentation des coûts de production et de transport. En revanche, les légumes de base à forte consommation, tels que pommes de terre, carottes et tomates, profitent d’une relative abondance et d’une meilleure flexibilité logistique, ce qui contribue à contenir la hausse des prix.
Les pluies, bien qu’essentielles à la relance agricole et au maintien des réserves hydriques, perturbent temporairement le marché. Elles retardent les récoltes, détériorent parfois la qualité des produits et augmentent les coûts logistiques vers les marchés de gros. La demande hivernale accentue ces tensions, mais la situation reste transitoire et ne traduit pas une crise structurelle.
La stabilité des prix à moyen terme dépendra de la capacité du secteur à s’adapter aux aléas climatiques, grâce à des infrastructures améliorées, un meilleur accès aux parcelles en période de pluie, et le développement des capacités de stockage et de valorisation. Ces mesures permettront de limiter les fluctuations conjoncturelles et d’assurer une régulation plus efficace du marché des légumes au Maroc.
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