Images satellites : comment les pluies ont transformé le Maroc en douze mois
En l’espace d’une année seulement, le paysage marocain a connu une transformation spectaculaire, visible jusque depuis l’orbite terrestre. Des images satellitaires récemment diffusées par Copernicus montrent un contraste saisissant entre la situation observée à la mi-février de l’année dernière et celle enregistrée à la même période cette année.
Au début de 2025, une grande partie du Maroc, notamment dans le nord-est du pays, portait encore les marques d’une sécheresse sévère. Les images satellites révélaient alors une végétation rare et des sols largement arides, conséquence d’une année marquée par un déficit pluviométrique important.
Douze mois plus tard, le décor s’est profondément modifié. Les nouvelles observations montrent une végétation nettement plus dense, avec de larges zones verdoyantes qui contrastent fortement avec les paysages asséchés de l’année précédente. Les plans d’eau apparaissent également plus étendus, dessinant depuis l’espace des nuances de vert et de bleu qui témoignent d’un regain hydrique significatif.
Selon un rapport publié par Copernicus, ces changements sont directement liés aux importantes précipitations enregistrées ces dernières semaines. Entre le 16 janvier et le 17 février, pas moins de neuf tempêtes ont frappé la région, provoquant de fortes pluies et des vents violents en Espagne, au Portugal et au Maroc. Ces phénomènes météorologiques extrêmes ont causé plus de cinquante décès dans l’ensemble de la région.
Le bulletin climatique souligne également que le mois de février récent figure parmi les plus chauds jamais enregistrés à l’échelle mondiale. Une étude du groupe scientifique World Weather Attribution estime d’ailleurs que le changement climatique a contribué à renforcer l’intensité de ces précipitations.
Cité dans ce rapport, Samantha Burgess, responsable au sein du programme Copernicus, rappelle que ces événements illustrent la multiplication des phénomènes climatiques extrêmes. « Les épisodes météorologiques de février 2026 mettent en évidence l’impact croissant du changement climatique et l’urgence d’une action mondiale pour en limiter les effets », souligne-t-elle.
Pour le Maroc, ces pluies ont certes apporté un répit bienvenu après plusieurs saisons difficiles pour les ressources hydriques et l’agriculture. Mais elles rappellent également la nécessité de renforcer les stratégies d’adaptation face à un climat de plus en plus imprévisible.
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