Importation du bétail : Ramid critique l’absence de commission d’enquête et interpelle le parlement
Mustapha Ramid, avocat et ancien ministre de la Justice, a vivement dénoncé le refus du Parlement de créer une commission d’enquête parlementaire autour du soutien public à l’importation du bétail et à l’élevage. Dans une publication partagée sur sa page Facebook officielle, il a exprimé son incompréhension face à ce qu’il considère comme un manque flagrant de volonté de transparence et de contrôle institutionnel.
Pour Ramid, la constitution d’une simple mission d’information parlementaire, en lieu et place d’une véritable commission d’enquête, constitue un signal inquiétant. Il estime qu’un tel choix minimise l’importance d’un dossier pourtant stratégique, marqué par des divergences non seulement entre majorité et opposition, mais aussi au sein même des partis de la majorité gouvernementale.
L’ex-ministre n’a pas mâché ses mots : « Quel est donc le sujet qui mériterait réellement une commission d’enquête ? Avons-nous des problèmes ou vivons-nous dans un État parfait ? » a-t-il lancé, avec un ton mêlant ironie et critique acerbe. Il déplore le fait que malgré les crises récurrentes dans plusieurs secteurs, le Parlement marocain n’a que rarement eu recours à ce levier de contrôle pourtant courant dans les démocraties modernes.
Selon Ramid, dans les pays où la gouvernance est fondée sur des institutions solides, les commissions d’enquête parlementaire sont des outils essentiels pour garantir la transparence, détecter les éventuelles défaillances, et en tirer les leçons. À l’inverse, dans les États où ces mécanismes sont absents ou peu utilisés, il règne, selon lui, un silence pesant et une supervision institutionnelle atrophiée.
Le débat prend une tournure plus politique encore avec la demande officielle formulée le 9 avril 2025 par les groupes parlementaires du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti Authenticité et Modernité (PAM), de l’Istiqlal et de l’Union Constitutionnelle. Ces derniers ont sollicité la création d’une mission d’information, écartant ainsi l’option d’une enquête en bonne et due forme. La demande a été adressée à la Commission des secteurs productifs, conformément au règlement intérieur de la Chambre des représentants.
En réponse, trois groupes parlementaires — le groupe Haraki, le groupe du Progrès et du Socialisme, ainsi que le groupe parlementaire de la Justice et du Développement — ont annoncé, dans un communiqué conjoint publié le 7 avril, une initiative constitutionnelle pour la création d’une commission d’enquête. Celle-ci porterait sur les politiques d’importation du bétail depuis la fin de l’année 2022 et la gestion globale du secteur de l’élevage.
Ces groupes appellent à une adhésion large des différentes composantes parlementaires. Leur objectif : faire toute la lumière sur les mesures prises, évaluer leur efficacité et renforcer la transparence dans la gestion des politiques publiques.
Mustapha Ramid, pour sa part, conclut que la distinction entre un État démocratique et un État autoritaire réside dans la capacité des institutions à assumer pleinement leurs responsabilités. Pour lui, la transparence, la reddition de comptes et la rigueur du contrôle parlementaire sont les véritables piliers d’une gouvernance crédible.
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