Intempéries au Maroc : plus de 165 tronçons routiers touchés par des coupures entre décembre et janvier
Les fortes perturbations météorologiques qui ont frappé le Maroc entre la mi-décembre et le début janvier ont lourdement affecté le réseau routier national. Selon les données communiquées au Parlement par le ministre de l’Équipement et de l’Eau, Nizar Baraka, plus de 165 tronçons relevant des réseaux national, régional et provincial ont connu des interruptions temporaires de circulation, conséquence directe d’épisodes climatiques d’une intensité inhabituelle.
Neige, crues et éboulements : un cocktail à haut risque
Pluies orageuses soutenues, chutes de neige exceptionnelles, crues soudaines et glissements de terrain ont mis à rude épreuve plusieurs axes stratégiques. Dans certaines zones montagneuses, l’épaisseur du manteau neigeux a dépassé le mètre, avec des accumulations atteignant par endroits trois mètres. Des situations particulièrement critiques ont été observées dans les provinces d’Azilal, Tinghir, Guercif, Taza et Boulemane, où des routes ont été rendues totalement impraticables.
Le ministère fait également état de 88 coupures majeures recensées sur plus de 2.400 kilomètres de routes, touchant notamment Ifrane, El Hajeb, Sefrou, Béni Mellal, Khénifra, Al Hoceima, Oujda, Jerada et Taroudant. Des zones rurales et montagneuses figurent parmi les plus impactées, accentuant les difficultés d’accès pour les habitants et les services essentiels.
Une gestion des urgences axée sur les axes vitaux
Face à l’ampleur des perturbations, les autorités ont déployé une stratégie graduée, donnant la priorité aux routes nationales, considérées comme des artères vitales pour la mobilité, l’approvisionnement et les interventions d’urgence. Les délais moyens de réouverture ont varié selon la nature des axes : entre 14 et 24 heures pour les routes nationales, et jusqu’à près de 28 heures pour certains tronçons régionaux et provinciaux fortement enneigés.
Dans plusieurs cas, les équipes ont dû intervenir à répétition, les tempêtes successives accompagnées de vents violents annulant parfois en quelques heures les efforts déjà fournis.
Des moyens humains et matériels mobilisés à grande échelle
Pour faire face à la situation, le ministère a engagé un dispositif conséquent. Pas moins de 832 agents et 357 engins spécialisés ont été déployés sur le terrain, incluant des fraises à neige, des camions-étraves, des niveleuses, des excavateurs et des bulldozers. L’intervention sur les pistes non revêtues s’est révélée particulièrement complexe, nécessitant des équipements lourds et des opérations plus longues.
Un renforcement spécifique des moyens a été opéré dans des provinces comme Azilal, Midelt, Khénifra, Ouarzazate et Tinghir, afin d’accélérer le désenclavement des zones isolées et de sécuriser les voies secondaires et pistes rurales.
Vers une réflexion sur la résilience du réseau routier
Si la quasi-totalité des axes affectés ont été rouverts, cet épisode met en lumière la vulnérabilité persistante de certaines infrastructures face aux aléas climatiques. Au-delà de la gestion de crise, ces événements relancent le débat sur l’adaptation du réseau routier marocain aux nouvelles réalités météorologiques, marquées par des phénomènes extrêmes plus fréquents.
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