Investissement chinois : le Maroc séduit une trentaine d’entreprises du Zhejiang
Le Maroc renforce sa prospection auprès des investisseurs chinois. Une trentaine d’entreprises de la province du Zhejiang ont pris part, lundi 26 octobre à Hangzhou, à une rencontre dédiée aux opportunités d’investissement dans le Royaume. Les échanges ont notamment porté sur l’industrie automobile, les technologies, les énergies renouvelables et la logistique.
Organisée par le Conseil chinois pour la promotion du commerce international (CCPIT), cette initiative s’inscrit dans une campagne de promotion économique menée dans plusieurs régions de Chine. L’objectif est de mieux faire connaître les opportunités offertes par le marché marocain et d’encourager l’émergence de nouveaux projets entre les entreprises des deux pays.
Les atouts industriels et logistiques du Maroc mis en avant
Lors de cette rencontre, l’ambassadeur du Maroc en Chine, Abdelkader El Ansari, a présenté les principaux arguments en faveur d’une implantation dans le Royaume. Il a notamment souligné les infrastructures portuaires, les plateformes logistiques, les zones industrielles et l’accès aux marchés européens et africains.
Le diplomate a également évoqué les dispositifs prévus par la nouvelle Charte de l’investissement, destinés à faciliter la concrétisation des projets et à encourager les initiatives créatrices d’emplois et de valeur ajoutée.
Le choix du Zhejiang revêt un intérêt particulier. Cette province figure parmi les principales économies régionales chinoises, avec un produit intérieur brut supérieur à 1.323 milliards de dollars en 2025. Son tissu économique rassemble de nombreuses entreprises industrielles et technologiques, susceptibles de contribuer au développement de nouveaux partenariats avec le Maroc.
Les participants représentaient un large éventail d’activités, allant de l’agroalimentaire à la pharmacie, en passant par les biotechnologies, le diagnostic médical, l’électronique et les équipements industriels. Le numérique, les services financiers, l’assurance et les énergies renouvelables figuraient également parmi les secteurs représentés.
L’automobile au cœur des opportunités de coopération
L’industrie automobile a occupé une place importante dans les discussions. Abdelkader El Ansari a rappelé que le Maroc dispose d’une capacité annuelle de production dépassant un million de véhicules et s’appuie sur un réseau de plus de 270 équipementiers. Les exportations automobiles du Royaume ont atteint 16,6 milliards de dollars en 2025.
Ces capacités constituent un levier pour approfondir la coopération avec les industriels chinois, en particulier dans les technologies liées aux véhicules électriques et les chaînes d’approvisionnement automobile.
Au-delà de ce secteur, le Maroc souhaite attirer davantage d’investissements dans les infrastructures, le transport et les activités technologiques. Ses accords commerciaux ainsi que ses équipements industriels et logistiques ont été présentés comme des atouts pour les entreprises cherchant à développer une base de production tournée vers les marchés internationaux.
Des relations économiques déjà bien établies
Les liens entre le Maroc et la province du Zhejiang reposent déjà sur un réseau de coopération économique. Une centaine d’entreprises de cette province travaillent avec des partenaires marocains, tandis qu’une vingtaine ont engagé des investissements dans le Royaume.
Les échanges commerciaux entre les deux parties ont progressé de 12 % en 2025. Leur croissance pourrait atteindre environ 30 % en 2026, selon les indications présentées lors de la rencontre. Le Maroc représente par ailleurs près de la moitié des échanges commerciaux réalisés par le Zhejiang avec l’ensemble du continent africain.
Cette dynamique se traduit également par des partenariats territoriaux. Des relations de coopération existent notamment entre Hangzhou et Agadir, ainsi qu’entre Ningbo et Marrakech. Des démarches de rapprochement ont aussi été engagées avec la région de Béni Mellal-Khénifra.
Tanger Tech, illustration des investissements industriels chinois
La zone Tanger Tech constitue l’un des exemples concrets de cette coopération. Le groupe chinois Hailiang y développe un projet de production de matériaux en cuivre. En août 2026, l’entreprise avait annoncé l’installation d’une première ligne industrielle d’une capacité de 50.000 tonnes par an, dont la mise en service était alors en cours.
La rencontre organisée à Hangzhou s’inscrit ainsi dans une stratégie visant à élargir les relations économiques entre le Maroc et la Chine. À travers ces démarches de prospection, le Royaume entend attirer de nouveaux industriels, renforcer les partenariats technologiques et consolider sa place dans les chaînes de valeur internationales.
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