Investissements étrangers : La France conserve son leadership européen pour la septième année consécutive
Malgré un environnement économique mondial marqué par les tensions géopolitiques et les incertitudes financières, la France confirme sa position de destination privilégiée des investissements directs étrangers en Europe. Selon le Baromètre 2026 de l’attractivité publié par le cabinet EY, l’Hexagone reste en tête du classement européen pour la septième année consécutive avec 852 projets d’investissement recensés en 2025.
Le pays devance le Royaume-Uni, qui totalise 730 projets, ainsi que l’Allemagne avec 548 projets. Cette performance intervient dans un contexte où plusieurs économies européennes font face à un ralentissement de la croissance, à des contraintes budgétaires et à une reconfiguration des flux d’investissement internationaux.
Le rapport souligne que la France conserve une place centrale dans la stratégie des investisseurs grâce à plusieurs facteurs structurels, notamment la taille de son marché, la qualité de ses infrastructures et le niveau de qualification de sa main-d’œuvre. L’accès à une énergie largement décarbonée apparaît également comme un élément de plus en plus déterminant dans les décisions d’implantation.
Sur le plan de l’emploi, les entreprises à capitaux étrangers ont généré près de 28.000 postes en 2025. Si ce chiffre traduit un léger recul par rapport à l’année précédente, la baisse reste nettement plus limitée que celle observée à l’échelle européenne.
L’étude met cependant en évidence une concentration importante des créations d’emplois. Une faible proportion des projets annoncés représenterait à elle seule une part significative des recrutements, principalement dans les secteurs de la logistique et des infrastructures.
Parmi les activités qui attirent désormais le plus les investisseurs figurent l’intelligence artificielle, les centres de données, les technologies liées à la défense et les énergies bas carbone. Ces secteurs viennent renforcer des domaines déjà historiquement porteurs comme les logiciels et les services logistiques.
Pour les auteurs du rapport, cette évolution témoigne d’une transformation progressive du modèle productif français, avec une montée en puissance des activités à forte valeur ajoutée liées aux transitions technologiques et énergétiques.
Le ministre français chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité, Nicolas Forissier, a salué des résultats qu’il attribue à plusieurs années de réformes destinées à renforcer la compétitivité et l’image économique du pays.
Selon lui, les investissements réalisés dans l’innovation, l’industrie et les compétences ont permis à la France de consolider son attractivité sur la scène européenne, tout en renforçant sa capacité à attirer des projets stratégiques.
Le Baromètre 2026 révèle également que la perception internationale de la France reste favorable auprès des investisseurs. Dans une enquête menée auprès de 500 dirigeants internationaux, 38 % des répondants considèrent la France comme le pays le plus attractif d’Europe pour les investissements, devant l’Allemagne et le Royaume-Uni.
Dans un paysage économique mondial en pleine recomposition, l’étude estime que la concurrence entre États européens devrait désormais se jouer de plus en plus sur les capacités d’innovation, la transition énergétique et la maîtrise des infrastructures numériques.
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