Iran : 24 étudiantes tuées à Minab lors de frappes américano-israéliennes
Vingt-quatre élèves d’un établissement scolaire pour jeunes filles ont été tuées samedi lors de frappes aériennes attribuées à une opération conjointe des États-Unis et d’Israël en Iran. Le drame s’est produit à Minab, dans le sud du pays. Il s’agit des premières victimes civiles confirmées sur le sol iranien depuis le lancement de cette opération militaire.
La ville abrite notamment une base liée aux Gardiens de la révolution, ce qui pourrait expliquer sa proximité avec des cibles stratégiques. Les autorités iraniennes n’ont pas immédiatement précisé si le site scolaire était visé ou s’il a été touché de manière indirecte.
Des frappes signalées dans plusieurs régions
Selon des médias iraniens, des explosions ont été rapportées à Téhéran ainsi que dans différentes villes du pays. Des colonnes de fumée étaient visibles dans certains quartiers de la capitale, notamment à proximité de zones sensibles liées au pouvoir central. Des informations non confirmées évoquent des frappes dans les environs de bâtiments associés au Guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei.
Ces opérations interviennent après plusieurs semaines de montée des tensions, marquées par le déploiement de navires militaires américains dans la région et par l’impasse des discussions sur le programme nucléaire iranien.
Appels au soulèvement et objectif affiché de changement
Dans la foulée des frappes, le président des États-Unis Donald Trump a exhorté la population iranienne à « reprendre le contrôle de son destin », appelant à une mobilisation contre les autorités en place depuis 1979. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a tenu un discours similaire, estimant que l’opération pourrait créer les conditions d’un basculement politique interne.
Ces déclarations renforcent l’idée que l’offensive dépasse le cadre strictement militaire et s’inscrit dans une dynamique politique plus large.
Ripostes régionales et fermeture d’espaces aériens
À la suite des frappes en Iran, des tirs de représailles ont été signalés contre des installations militaires américaines au Bahreïn, au Koweït et au Qatar. Les Émirats arabes unis ainsi que l’Irak ont annoncé la fermeture temporaire de leur espace aérien par mesure de précaution.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a publié un communiqué affirmant que le pays ne resterait pas sans réponse face à ce qu’il qualifie d’attaque militaire. Les autorités ont déclaré être prêtes à défendre le territoire national.
Une escalade aux implications incertaines
L’enchaînement des événements place la région dans une phase de forte instabilité. Entre frappes directes, discours politiques offensifs et risques de représailles élargies, l’équilibre sécuritaire au Moyen-Orient apparaît plus fragile que jamais. Les prochaines heures seront déterminantes pour évaluer l’ampleur réelle de l’escalade.
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