Iran : une timide reprise d’Internet après plus de 200 heures de coupure sur fond de contestation
Après plus de huit jours de quasi-black-out numérique, de faibles signaux de reconnexion ont été détectés en Iran. L’ONG de surveillance de la cybersécurité Netblocks a indiqué samedi avoir observé une « très légère » hausse de l’activité Internet, au-delà du seuil des 200 heures de coupure quasi totale.
Selon les mesures publiées par l’organisation, la connectivité a connu un frémissement, sans pour autant marquer un véritable retour à la normale. Netblocks précise que le trafic reste limité à environ 2 % des niveaux habituels, et qu’aucun indice ne permet, à ce stade, de parler d’une reprise significative.
Un black-out numérique toujours largement en vigueur
La coupure, en place depuis le 8 janvier, s’inscrit dans un contexte de contestation interne. Pour de nombreux observateurs, la restriction drastique de l’accès à Internet constitue un levier central du contrôle de l’information. Elle affecte aussi bien les communications privées que le fonctionnement des médias, des plateformes numériques et d’une partie des services en ligne.
Même avec la légère amélioration relevée, la quasi-totalité de la population demeure isolée du réseau mondial. Les spécialistes estiment que ces micro-variations peuvent correspondre à des réouvertures partielles, localisées ou temporaires, sans modification de la politique générale de restriction.
Les ONG alertent sur l’opacité autour de la répression
Des organisations de défense des droits humains affirment que cette coupure vise avant tout à réduire la circulation d’images, de témoignages et de données indépendantes. Selon l’ONG Iran Human Rights, basée en Norvège, la répression liée au mouvement de contestation, déclenché fin décembre, aurait fait au moins 3.428 morts. Des chiffres impossibles à vérifier de manière autonome en raison précisément de l’effondrement de la connectivité.
Pour ces acteurs, le contrôle de l’Internet est devenu un instrument stratégique, permettant de limiter la visibilité internationale de la situation intérieure et de compliquer le travail de documentation.
Une reprise encore très incertaine
La timide hausse observée par Netblocks ne change pas fondamentalement la donne. Elle souligne surtout le caractère instable et fragmenté de l’accès au réseau en Iran, où la connectivité semble pouvoir être ajustée à tout moment selon les impératifs politiques et sécuritaires.
En l’absence de signaux clairs d’un rétablissement progressif, l’hypothèse d’une normalisation rapide reste fragile. Pour les défenseurs des libertés numériques, cette séquence illustre une nouvelle fois la centralité d’Internet dans les dynamiques contemporaines de mobilisation, mais aussi sa vulnérabilité face aux stratégies étatiques de contrôle.
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