Israël : l’opposition appelle à une grève de solidarité avec les otages détenus à Gaza
Le chef de l’opposition israélienne, Yair Lapid, a lancé mardi un appel à une grève nationale dimanche prochain en solidarité avec les otages israéliens toujours détenus à Gaza. Ce geste, soutenu par plusieurs familles des captifs, vise à mettre en lumière le sort des Israéliens enlevés lors de l’attaque du 7 octobre 2023.
« Faites grève dimanche », a-t-il exhorté sur son compte X, en s’adressant « même à ceux qui soutiennent le gouvernement » de Benjamin Netanyahu. « Ce n’est pas une question de querelle ou de politique. Faites-le par solidarité », a-t-il insisté, soulignant que cet appel venait des familles des otages elles-mêmes, une raison qu’il considère « suffisante ».
Cette initiative fait suite à un appel lancé le 10 août par une vingtaine de parents d’otages, suivi par le Forum des familles d’otages, qui représente les proches des captifs. Ces derniers ont demandé une grève générale dimanche, espérant ainsi sensibiliser l’opinion publique et mettre la pression sur les autorités.
Toutefois, le principal syndicat israélien, Histadrout, a rejeté jusqu’ici l’idée d’un arrêt total de l’économie, tout en annonçant son soutien aux manifestations de solidarité prévues ce jour-là. Le Forum a appelé à « autoriser la grève des citoyens, de la base au sommet », exhortant le patronat à permettre à chacun de prendre un jour de congé pour cette cause.
Les 251 otages capturés lors de l’attaque du 7 octobre restent un enjeu crucial dans ce conflit. Selon l’armée israélienne, 49 d’entre eux sont encore détenus à Gaza, dont 27 seraient décédés.
Au début du mois d’août, le Hamas et le Jihad islamique ont diffusé plusieurs vidéos montrant des otages affaiblis, provoquant une onde de choc en Israël et une condamnation à l’échelle internationale. Cette crise intervient après près de deux ans de conflit intense qui a laissé la bande de Gaza dévastée, avec une catastrophe humanitaire majeure.
Le bilan de l’attaque initiale du 7 octobre fait état de 1 219 morts côté israélien, majoritairement des civils, tandis que les opérations militaires israéliennes à Gaza ont causé la mort de plus de 61 000 personnes, selon le ministère de la Santé contrôlé par le Hamas et les chiffres considérés fiables par l’ONU.
L’appel à la grève reflète la pression grandissante sur le Premier ministre Netanyahu, partagé entre la nécessité de sécuriser la libération des otages et la volonté d’apaiser la situation dans la région.
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