Israël transfère les militants du Madleen à l’aéroport de Tel-Aviv pour expulsion
Les autorités israéliennes ont annoncé mardi le transfert des militants pro-palestiniens du voilier Madleen, intercepté lundi alors qu’il tentait de rejoindre la bande de Gaza. Les militants, au nombre de douze, ont été conduits à l’aéroport de Tel-Aviv en vue de leur expulsion.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a précisé que les ressortissants étrangers qui refuseraient de signer les documents d’expulsion seraient traduits devant une autorité judiciaire, conformément à la législation en vigueur. Les consuls des différents pays représentés ont été autorisés à rencontrer les militants à l’aéroport.
Parti d’Italie le 1ᵉʳ juin, le Madleen transportait de l’aide humanitaire et des militants de nationalités diverses, dont la militante suédoise Greta Thunberg, l’eurodéputée franco-palestinienne Rima Hassan et deux journalistes. Escorté par la marine israélienne, le bateau est arrivé lundi soir au port d’Ashdod, au sud d’Israël.
La Coalition De La Flottille Pour La Liberté, qui avait affrété le bateau, a confirmé que ses militants étaient aux mains des autorités israéliennes. L’organisation a réaffirmé sa demande de libération immédiate, dénonçant une « détention illégale » et une « violation du droit international ».
Les images diffusées par la coalition montrent les militants, gilets de sauvetage orange sur les épaules, les mains en l’air au moment de l’arraisonnement. Certains ont été contraints de remettre leurs téléphones portables, tandis que d’autres les ont jetés à la mer.
Ce nouvel incident rappelle les tensions persistantes autour du blocus de Gaza. Les autorités israéliennes maintiennent que ce blocus vise à empêcher l’acheminement d’armes vers le Hamas. En 2010, une flottille partie de Turquie avait déjà été interceptée par Israël, entraînant la mort de dix militants.
La France, qui compte six ressortissants parmi les militants, a demandé à Israël de garantir leur protection et de faciliter leur retour. Le président Emmanuel Macron a qualifié la situation à Gaza de « scandale humanitaire ». La Turquie, de son côté, a dénoncé une « violation flagrante du droit international ».
Alors qu’Israël subit une pression internationale croissante pour mettre fin à la guerre, la population civile de Gaza continue de subir de lourdes pertes. Selon les dernières données de l’ONU, plus de 54 880 Palestiniens, en majorité des civils, ont été tués depuis octobre 2023, date de l’attaque du Hamas qui a provoqué ce nouveau cycle de violence.
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