Journée de l’enfant africain : la Namibie alerte sur les défis croissants liés à la protection de l’enfance
À l’occasion de la Journée de l’enfant africain, célébrée chaque année le 16 juin, la Namibie a rappelé l’urgence de renforcer les politiques de protection et d’investissement en faveur des plus jeunes, dans un contexte marqué par la multiplication des vulnérabilités sociales et climatiques.
Selon les dernières données publiées par l’Agence nationale des statistiques (NSA), le pays compte environ 1,29 million d’enfants, soit 42,7 % de sa population totale estimée à trois millions d’habitants. Une réalité démographique qui place les enjeux liés à l’éducation, à la santé et à la protection de l’enfance au cœur des politiques publiques.
Une jeunesse au centre des priorités nationales
À l’occasion de cette journée commémorative, la présidente namibienne, Netumbo Nandi-Ndaitwah, a appelé à une mobilisation collective pour garantir aux enfants un environnement sécurisé et propice à leur épanouissement.
La cheffe de l’État a exprimé ses préoccupations face à la persistance des phénomènes de violence, de négligence, d’exploitation et d’abus touchant les enfants.
Elle a insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de protection et de promouvoir des initiatives capables d’assurer l’accès des plus jeunes à des services essentiels de qualité.
Le changement climatique, une menace croissante
Au-delà des défis sociaux, les risques environnementaux constituent une source d’inquiétude grandissante pour les organisations internationales.
Dans son rapport 2026 consacré aux risques climatiques pour les enfants, l’Unicef estime que plus de 65 millions de mineurs vivant en Afrique orientale et australe sont exposés à des aléas climatiques multiples susceptibles de compromettre leur accès à l’eau potable, aux soins de santé, à l’éducation et à d’autres services essentiels.
Selon l’agence onusienne, près d’un enfant sur quatre dans la région est déjà confronté simultanément à au moins trois menaces climatiques, parmi lesquelles les sécheresses, les inondations, les incendies de forêt et les tempêtes tropicales.
Pour la directrice régionale de l’Unicef pour l’Afrique orientale et australe, Etleva Kadilli, ces phénomènes fragilisent progressivement les systèmes dont dépendent les enfants pour leur développement et leur bien-être.
Investir dans des systèmes plus résilients
Face à ces constats, l’Unicef appelle à accélérer les investissements dans des infrastructures adaptées aux défis climatiques, notamment dans les secteurs de la santé, de l’éducation, de l’eau et de l’assainissement.
L’organisation plaide également pour une augmentation des financements destinés aux communautés les plus vulnérables et pour le renforcement des programmes de prévention et de protection de l’enfance.
La Journée de l’enfant africain, instaurée en mémoire des manifestations étudiantes de Soweto en 1976 contre les inégalités éducatives en Afrique du Sud, demeure un moment de réflexion sur les droits des enfants et sur les actions à mener pour garantir leur avenir dans un contexte de mutations profondes.
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