Koweït : disparition de Hayat Al-Fahad, icône du petit écran du Golfe
Le monde artistique du Koweït est en deuil après la disparition de Hayat Al-Fahad, figure emblématique du paysage audiovisuel du Golfe. Surnommée “la dame de l’écran du Golfe”, l’actrice et écrivaine s’est éteinte mardi matin à l’âge de 78 ans, mettant fin à une carrière exceptionnelle de plus de soixante ans.
Selon plusieurs sources médiatiques locales, l’artiste aurait succombé à des complications de santé, après avoir récemment été hospitalisée en soins intensifs à la suite d’un malaise. Sa disparition suscite une vive émotion dans l’ensemble du monde arabe, où son nom reste associé à des œuvres devenues cultes.
Née le 15 avril 1948 au Koweït City, Hayat Al-Fahad fait ses premiers pas à la télévision au début des années 1960 avec la série Aïlat Boujassoum. Elle s’impose rapidement comme une artiste polyvalente, enchaînant les rôles sur scène dès 1963 et participant activement à l’essor du théâtre koweïtien.
Sa carrière connaît un tournant majeur en 1971 avec le film Bas Ya Bahr, considéré comme une œuvre fondatrice du cinéma national. Ce rôle contribue à asseoir sa notoriété au-delà des frontières du pays, faisant d’elle une référence incontournable dans le monde artistique arabe.
Au fil des décennies, elle partage l’affiche avec des figures majeures du théâtre et de la télévision, notamment Abdulhussain Abdulredha, Saad Al-Faraj et Souad Abdullah. Ensemble, ils ont contribué à façonner une identité culturelle forte, ancrée dans les réalités sociales du Golfe.
Au-delà de son talent d’interprète, Hayat Al-Fahad s’est également illustrée comme scénariste, signant plusieurs séries à succès. Elle s’est aussi essayée à la poésie, publiant à la fin des années 1970 un recueil intitulé Itab, confirmant la richesse de son univers artistique.
Son entrée dans le monde du spectacle relève presque du hasard. Alors qu’elle travaillait dans un hôpital, elle aurait été remarquée par l’artiste Boujassoum, qui l’aurait encouragée à embrasser une carrière artistique. Une rencontre décisive qui changera le cours de sa vie et marquera durablement l’histoire culturelle du pays.
Avec sa disparition, c’est une page importante de la dramaturgie koweïtienne et du patrimoine audiovisuel du Golfe qui se referme. Mais son héritage, lui, continuera d’inspirer les nouvelles générations d’artistes à travers le monde arabe.
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