-
12:32
-
12:00
-
11:30
-
11:00
-
10:30
-
10:02
-
09:30
-
09:01
-
08:30
-
08:00
-
07:30
-
07:00
-
22:40
-
22:30
-
22:03
-
21:40
-
21:16
-
20:44
-
20:30
-
20:02
-
20:02
-
20:00
-
19:44
-
19:31
-
19:00
-
18:44
-
18:30
-
18:00
-
17:44
-
17:30
-
17:07
-
17:00
-
16:44
-
16:30
-
16:00
-
15:44
-
15:30
-
15:29
-
15:05
-
14:44
-
14:30
-
14:27
-
14:15
-
14:06
-
14:04
-
13:40
-
13:30
-
13:24
-
13:17
-
13:03
L’AFD réduit d’un tiers ses financements en Afrique en 2025 et cherche de nouveaux leviers pour maintenir son action
L’Agence française de développement (AFD) a confirmé, ce mardi, un net resserrement de ses engagements financiers en Afrique en 2025, conséquence directe des coupes imposées à l’Aide publique au développement (APD) par le gouvernement français. Malgré un volume d’activité global stabilisé à 13,7 milliards d’euros, l’institution publique a dû réduire d’un tiers son enveloppe destinée au continent africain, passée de 6 milliards d’euros en 2024 à seulement 4 milliards en 2025.
Cette contraction budgétaire intervient dans un contexte particulièrement tendu pour l’APD, amputée de près de deux milliards d’euros en une seule année. En 2026, une nouvelle réduction de 700 millions d’euros viendra encore fragiliser la capacité d’intervention de l’AFD. Ces décisions ont eu un impact immédiat : le nombre de projets financés par l’agence est tombé à environ 1.000, contre 1.250 un an auparavant. Les investissements consacrés à la lutte contre le changement climatique reculent légèrement, à 7,4 milliards d’euros contre 7,7 milliards en 2024.
Les ONG figurent parmi les premières victimes collatérales de ces ajustements, nombreuses étant celles qui dépendent largement des financements publics pour mener leurs actions sur le terrain. Les projets nécessitant des subventions, notamment dans des pays peu solvables, deviennent plus difficiles à soutenir.
Face à cette équation budgétaire complexe, l’AFD tente de diversifier ses sources de financement. Son directeur général, Rémy Rioux, évoque une stratégie d’adaptation fondée sur la mobilisation de ressources « ailleurs que dans le budget de l’État », qu’il s’agisse de fonds européens, de partenariats avec des investisseurs privés ou encore de levées de fonds sur les marchés via des obligations.
Malgré les contraintes, l’agence revendique des résultats concrets : 3,5 millions de personnes devraient bénéficier d’un meilleur accès aux soins grâce aux projets menés en 2025, et 1,5 million profiteront d’améliorations significatives en matière de transport urbain. Mais la baisse des crédits publics limite la capacité de l’AFD à soutenir des initiatives qui ne peuvent être financées que par des subventions, en particulier dans les pays les plus vulnérables.
Avec une pression budgétaire qui devrait se prolonger en 2026, l’agence est engagée dans une course contre la montre pour préserver son rôle central dans le financement du développement durable, en Afrique comme ailleurs dans le monde.