L’Australie enquête sur les données collectées par des lunettes connectées
Les autorités australiennes examinent les pratiques de collecte et de stockage des données personnelles associées à des lunettes connectées vendues à bas prix. L’enquête porte notamment sur l’application permettant le fonctionnement de ces appareils et intervient dans un contexte de préoccupations croissantes autour de la vie privée.
Les lunettes connectées attirent de plus en plus l’attention des autorités chargées de la protection des données. En Australie, l’Office of the Australian Information Commissioner (OAIC) a ouvert une enquête portant sur la collecte et la conservation d’informations personnelles générées par certains modèles commercialisés dans le pays.
L’enquête concerne notamment Shenzhen Qingcheng, une entreprise chinoise dont l’application HeyCyan permet de faire fonctionner les lunettes Anko. Ces appareils sont proposés en Australie au prix de 89 dollars australiens.
Plusieurs entreprises interrogées
Dans le cadre de ses investigations, l’autorité australienne a adressé des demandes d’informations à plusieurs acteurs liés à ces lunettes, parmi lesquels Meta, Kmart, Google et Shenzhen Qingcheng.
L’objectif est notamment de comprendre comment les données recueillies par ces appareils sont collectées, traitées et stockées, ainsi que les mesures mises en place pour assurer leur protection.
La commissaire australienne à l’information, Carly Kind, a indiqué que l’absence de réponse de Shenzhen Qingcheng aux premières sollicitations de l’OAIC ne permettait pas, à ce stade, de s’assurer que les données personnelles des utilisateurs australiens bénéficient du niveau de protection prévu par la législation du pays.
Des fonctionnalités qui soulèvent des questions
Les lunettes connectées concernées disposent de nombreuses fonctionnalités. Elles peuvent notamment prendre des photographies et enregistrer des vidéos, effectuer des appels, traduire des textes ou encore permettre des interactions avec des assistants conversationnels reposant sur l’intelligence artificielle.
Ces capacités soulèvent des interrogations particulières lorsque les appareils sont utilisés dans des espaces publics. Des associations et observateurs ont notamment alerté sur la possibilité que des personnes soient enregistrées ou photographiées sans leur consentement.
Face à ces préoccupations, l’autorité australienne appelle également les distributeurs concernés à examiner attentivement les risques liés à la commercialisation de ces produits.
La protection de la vie privée au cœur du débat
L’Australie n’est pas le seul pays à s’interroger sur l’utilisation de lunettes dotées de caméras et de fonctions d’intelligence artificielle. Plusieurs gouvernements et acteurs de la protection des données étudient les conséquences de ces technologies sur la vie privée et le droit à l’image.
La Norvège a notamment annoncé son intention de restreindre l’utilisation de ces dispositifs dans certains espaces publics.
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