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L’Espagne franchit un nouveau seuil démographique grâce à l’apport migratoire
L’Espagne poursuit sa progression démographique. Selon les données publiées par l’Institut national de la statistique (INE), la population résidente a atteint 49.442.844 personnes au 1er octobre 2025, soit un nouveau record. Ce chiffre marque une hausse de 105.488 habitants par rapport au trimestre précédent, confirmant une dynamique portée essentiellement par l’immigration.
Alors que la population née en Espagne continue de reculer, avec une diminution de 9.901 personnes au dernier trimestre, celle née à l’étranger poursuit son expansion. Les résidents de nationalité étrangère sont désormais 7.132.324, en augmentation de près de 79.000 sur la même période. En glissement annuel, la croissance démographique s’élève à 474.454 personnes, témoignant de l’impact déterminant des flux migratoires sur l’évolution de la structure populationnelle du pays.
Les nouvelles arrivées concernent notamment des profils actifs, contribuant à répondre aux besoins du marché du travail dans des secteurs confrontés à une pénurie de main-d’œuvre, tels que la construction, le tourisme, les services à la personne ou encore l’agriculture. La tendance conforte une situation déjà observée depuis plusieurs années, où l’immigration joue un rôle clé dans le renouvellement des générations, alors que l’Espagne affiche l’un des taux de natalité les plus bas d’Europe.
La croissance démographique n’est cependant pas uniforme sur le territoire. Les communautés autonomes enregistrant les plus fortes hausses sont la Région de Valence (+0,40 %), l’Aragon (+0,36 %), Castille-La Manche (+0,34 %), ainsi que la Catalogne et la Navarre (+0,32 %). Ces territoires bénéficient notamment d’un dynamisme économique ou d’un coût de vie inférieur à celui des grandes métropoles comme Madrid.
Cette évolution intervient dans un contexte où le débat sur l’intégration, la régularisation et la gestion des flux migratoires reste particulièrement sensible en Espagne, à l’approche d’échéances électorales. Elle pose également la question des politiques publiques nécessaires pour accompagner l’accueil, la cohésion sociale et les services de base — logement, santé, éducation — dans les régions les plus attractives.
Pour l’heure, les chiffres confirment une tendance claire : la croissance de la population espagnole repose désormais principalement sur l’apport de nouveaux résidents venus de l’étranger, un facteur devenu structurel dans l’évolution du pays.