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L’Iran commémore la prise de l’ambassade américaine sous le signe de la résistance

Mardi 04 Novembre 2025 - 18:44
L’Iran commémore la prise de l’ambassade américaine sous le signe de la résistance

Des milliers de personnes ont défilé mardi dans les rues de Téhéran pour commémorer l’anniversaire de la prise de l’ambassade américaine en 1979. Comme chaque année, cette date symbolique a rassemblé étudiants, scolaires et militants, mais l’édition 2025 s’est déroulée dans une atmosphère particulièrement explosive, cinq mois après les frappes israéliennes et américaines contre plusieurs sites en Iran.

Dans la capitale, les manifestants ont scandé « Mort à l’Amérique, mort à Israël », tandis que des drapeaux américains et israéliens étaient brûlés sur la voie publique. Des effigies représentant Donald Trump et Benjamin Netanyahu ont été suspendues à une grue, mimant les exécutions publiques pratiquées dans le pays. Une mise en scène spectaculaire que les autorités qualifient de « symbole de résistance », mais qui reflète surtout l’intensité des tensions actuelles.

« Notre pays a été attaqué et des jeunes sont morts, venir ici est presque un devoir », confie Sareh Habibi, 17 ans, entourée de camarades. Le défilé a également exposé des répliques de missiles utilisés lors des frappes iraniennes contre Israël en juin, ainsi que des modèles de centrifugeuses, affirmant la volonté de Téhéran de poursuivre son programme nucléaire, officiellement présenté comme civil.

Ces commémorations s’inscrivent dans un contexte géopolitique particulièrement sensible. En juin, Israël a lancé une attaque d’envergure contre des infrastructures iraniennes, entraînant une riposte immédiate de Téhéran et une intervention militaire américaine contre trois sites nucléaires iraniens. Une escalade brève mais intense, qui a ravivé la rhétorique de l’« ennemi extérieur ».

Pour de nombreux Iraniens présents, la confrontation avec Washington est perçue comme structurelle. « L’hostilité des États-Unis ne s’arrêtera jamais », affirme Malek, 57 ans. Un sentiment partagé et renforcé par le discours officiel.

La commémoration du 4 novembre renvoie directement à l’événement fondateur de 1979, lorsque des étudiants avaient pris d’assaut l’ambassade américaine, retenant 52 diplomates en otage pendant 444 jours. Un épisode qui a scellé la rupture durable entre Téhéran et Washington.

La veille du rassemblement, le guide suprême Ali Khamenei a répété l’impossibilité de toute reprise du dialogue avec les États-Unis « tant que Washington ne modifiera pas sa politique dans la région, notamment son soutien à Israël ».

Alors que les tensions restent vives au Moyen-Orient, cette commémoration résonne comme un rappel idéologique et politique : plus de quarante ans après, l’accident diplomatique de 1979 continue de façonner les rapports de force entre l’Iran et l’Occident.



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