L’ONU alerte sur la hausse dramatique des victimes civiles dans les conflits armés
L’Organisation des Nations Unies tire une nouvelle fois la sonnette d’alarme sur la dégradation de la situation humanitaire dans les zones de conflit. Lors d’un débat public organisé au Conseil de sécurité, les responsables onusiens ont dénoncé l’intensification des violences visant directement les populations civiles, les travailleurs humanitaires et les infrastructures essentielles.
Selon les données présentées mercredi par Edem Wosornu, plus de 37.500 civils ont perdu la vie en 2025 dans une vingtaine de conflits armés documentés par les Nations unies. Un chiffre qui équivaut, selon elle, à un décès toutes les quatorze minutes.
La responsable du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies a toutefois averti que le bilan réel serait nettement supérieur aux statistiques recensées officiellement sur le terrain.
Intervenant au nom du chef de l’OCHA, Tom Fletcher, elle a insisté sur le fait que les civils ne sont plus seulement victimes collatérales des affrontements, mais deviennent de plus en plus des cibles directes dans plusieurs théâtres de guerre.
Les Nations unies ont également exprimé leur inquiétude face aux attaques répétées contre les structures de santé et les personnels humanitaires. En 2025, plus de 1.350 incidents visant les services médicaux auraient été recensés dans dix-huit zones de conflit, illustrant l’érosion progressive des protections garanties par le droit international humanitaire.
L’organisation internationale a aussi alerté sur l’aggravation de l’insécurité alimentaire provoquée par les guerres. Selon les chiffres avancés durant cette réunion, près de 147 millions de personnes ont été confrontées à une situation de faim aiguë liée directement aux conflits armés et aux perturbations des chaînes d’approvisionnement.
Au-delà des pertes humaines, l’ONU dénonce également la multiplication des violences sexuelles, le recrutement d’enfants soldats et l’usage croissant des nouvelles technologies militaires. L’emploi des drones et de l’intelligence artificielle dans les conflits contemporains suscite notamment de nouvelles préoccupations quant à la protection des populations civiles.
Les journalistes figurent eux aussi parmi les professions les plus exposées. Entre 2022 et 2025, 186 professionnels des médias auraient été tués dans des contextes de guerre ou de violence armée, soit une hausse significative par rapport aux années précédentes.
Face à cette situation, Edem Wosornu a appelé les États membres à renforcer le respect du droit international humanitaire et à empêcher l’escalade des tensions politiques vers des affrontements armés. Elle a également insisté sur la nécessité de limiter l’utilisation d’armes explosives dans les zones densément peuplées.
Cette réunion du Conseil de sécurité, présidée ce mois-ci par Chine, intervient dans un contexte mondial marqué par la multiplication des crises sécuritaires et humanitaires, alors que plusieurs organisations internationales alertent sur une fragilisation croissante des mécanismes de protection des civils.
-
08:04
-
08:03
-
08:00
-
07:40
-
07:36
-
07:31
-
07:29
-
07:08
-
07:02
-
06:51
-
23:01
-
22:05
-
21:03
-
20:04
-
19:03
-
18:02
-
17:10
-
16:18
-
15:02
-
14:01
-
13:05
-
12:11
-
12:01
-
11:32
-
11:03
-
10:28
-
10:03
-
09:30
-
09:26
-
09:02
-
08:55
-
08:29