L’Union Européenne classe les Gardiens de la Révolution iraniens comme organisation terroriste
L’Union Européenne a franchi un cap majeur dans sa politique à l’égard de l’Iran. Réunis jeudi 29 janvier, les ministres des Affaires étrangères ont acté l’inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste européenne des organisations terroristes. Une décision qualifiée d’« historique » par plusieurs responsables, qui marque un durcissement sans précédent du positionnement européen face au pouvoir iranien.
L’annonce a été rendue publique par la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, qui a justifié cette mesure par la gravité de la situation intérieure en Iran. Selon elle, la répression menée contre le vaste mouvement de contestation ne pouvait plus rester sans réponse. Les Gardiens de la Révolution, bras armé idéologique de la République islamique, sont accusés par de nombreuses organisations de défense des droits humains d’avoir joué un rôle central dans une répression meurtrière, responsable de milliers de morts depuis le début des soulèvements populaires.
Cette décision intervient après plusieurs mois de débats et de pressions diplomatiques au sein des Vingt-Sept. La France avait annoncé dès la veille être prête à soutenir officiellement cette démarche. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait alors évoqué « l’insoutenable répression de la révolte pacifique du peuple iranien », estimant qu’elle appelait une réponse politique claire et ferme.
Concrètement, cette désignation ouvre la voie à un élargissement du régime de sanctions européennes. Plusieurs responsables iraniens, parmi lesquels des hauts cadres sécuritaires et des dirigeants liés aux Gardiens de la Révolution, faisaient déjà l’objet de mesures restrictives. Leur liste actualisée a été publiée au Journal officiel de l’Union Européenne, confirmant le gel d’avoirs et les interdictions de séjour sur le territoire communautaire.
Sur la scène internationale, la décision européenne a immédiatement suscité des réactions. Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gideon Saar, a salué une avancée qu’il a présentée comme l’aboutissement de longues années d’efforts diplomatiques. À ses yeux, l’inscription des Gardiens de la Révolution sur la liste terroriste consacre un tournant dans la manière dont l’Europe appréhende le rôle régional et intérieur de cette organisation.
Au-delà de sa portée symbolique, cette mesure place l’Union Européenne dans une posture de confrontation politique plus assumée avec Téhéran. Elle reflète aussi la volonté de Bruxelles d’aligner davantage son discours sur les droits humains avec des instruments juridiques contraignants. Reste désormais à observer quelles seront les répercussions concrètes de cette décision sur les relations euro-iraniennes, déjà fragilisées, et sur l’équilibre diplomatique dans une région marquée par de fortes tensions.
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