La Belgique durcit sa position face au chaos syrien et exclut le retour de ses combattants jihadistes
La résurgence des tensions armées dans le nord-est de la Syrie ravive un dossier hautement sensible pour Bruxelles. Alors que les zones qui abritent des camps de détention connaissent de nouveaux affrontements, la Belgique a réaffirmé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, son refus catégorique d’autoriser le retour des combattants jihadistes belges encore présents sur le sol syrien.
Devant les députés, Maxime Prévot a précisé que les services belges localisent actuellement dix-neuf ressortissants dans ces camps, dont neuf hommes. Selon lui, la ligne fixée par l’exécutif reste inchangée : les profils identifiés comme combattants terroristes ne seront pas rapatriés, une orientation justifiée par des considérations de sécurité nationale.
Cette clarification intervient dans un contexte de grande instabilité. Depuis plusieurs jours, les forces du pouvoir syrien et les groupes kurdes, qui assuraient jusqu’ici la surveillance de vastes secteurs du nord-est, s’affrontent pour le contrôle du territoire. Une situation qui fragilise directement la gestion des camps où sont détenus anciens membres de l’organisation État islamique et leurs familles.
Le ministre belge a exprimé de vives inquiétudes face à l’évolution du terrain, appelant les nouvelles autorités syriennes à respecter les droits de l’ensemble des Syriens et à s’inscrire dans une dynamique de transition pacifique. Il a également confirmé que des fuites de détenus ont été signalées à la faveur des combats, même si une partie importante des personnes évadées aurait déjà été localisée.
L’entrée récente de l’armée syrienne dans le camp d’al-Hol, l’un des plus vastes sites de détention de la région, illustre le basculement en cours. Maxime Prévot n’a pas confirmé la présence actuelle de ressortissants belges dans ce camp ni dans celui de Roj, encore sous contrôle kurde, mais il a reconnu que la situation sécuritaire compliquait le suivi précis des détenus.
Pour la Belgique, le dossier reste étroitement lié à l’histoire récente du pays. À partir de 2012, plusieurs centaines de ressortissants ont rejoint les zones de combat en Syrie. Certains y ont perdu la vie, d’autres sont revenus et ont été condamnés par la justice. Les opérations de rapatriement organisées par l’État en 2021 et 2022 se sont volontairement limitées aux femmes et aux enfants, écartant toute perspective de retour pour les combattants.
Alors que la recomposition des équilibres militaires en Syrie fait planer de nouvelles incertitudes, Bruxelles campe donc sur une doctrine de fermeté. Une position qui traduit la volonté des autorités de prévenir tout risque sécuritaire, dans un environnement régional où la disparition des structures de contrôle kurdes complique davantage encore la gestion de ces camps.
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