La DGAPR répond aux revendications de Naâma Asfari et défend la gestion de son dossier carcéral
La Délégation générale à l’administration pénitentiaire et à la réinsertion (DGAPR) a réagi aux informations concernant la grève de la faim observée par Naâma Asfari, détenu à la prison centrale de Kénitra. Dans un communiqué, l’administration pénitentiaire a contesté les motifs avancés par le prisonnier et a indiqué que les demandes formulées ne reposaient sur aucune base juridique selon la réglementation en vigueur.
Naâma Asfari, âgé de 56 ans, exécute une peine définitive de trente ans de réclusion à la suite de sa condamnation dans le dossier des événements de Gdeim Izik, survenus en novembre 2010 près de Laâyoune. Cette affaire est liée aux violences ayant entraîné la mort de plusieurs membres des forces de l’ordre lors du démantèlement du camp.
Selon la DGAPR, le détenu réclame notamment sa libération ainsi que son transfert vers un établissement situé dans les provinces méridionales. L’administration souligne toutefois que la condamnation est devenue définitive après les différentes étapes judiciaires et précise qu’aucun établissement pénitentiaire adapté à l’exécution de longues peines n’existe dans la région demandée, ce qui rend ce transfert impossible dans les conditions actuelles.
La délégation affirme également que le détenu bénéficie des droits prévus par la législation applicable aux personnes incarcérées. Elle indique que le directeur de la prison l’a rencontré à plusieurs reprises afin de l’encourager à mettre fin à sa grève de la faim et à préserver son état de santé.
Un parcours judiciaire marqué par deux procès
L'affaire a connu plusieurs développements judiciaires. En février 2013, le tribunal militaire de Rabat avait condamné Naâma Asfari à trente ans de prison pour plusieurs chefs d'accusation, notamment liés à des actes de violence ayant causé la mort de membres des forces publiques. D'autres personnes poursuivies dans le même dossier avaient reçu des peines allant de deux ans de prison à la réclusion à perpétuité.
En juillet 2016, la Cour de cassation a annulé ce premier jugement à la suite d'une réforme mettant fin au jugement des civils par les tribunaux militaires en temps de paix. L'affaire a alors été rejugée devant une juridiction civile. En juillet 2017, la cour d'appel de Salé a confirmé la peine de trente ans de réclusion prononcée à l'encontre de Naâma Asfari.
Suivi médical et visites institutionnelles
La DGAPR indique que, depuis le début de la grève de la faim annoncée le 8 juin, plusieurs représentants des autorités judiciaires compétentes ainsi que du Conseil national des droits de l'homme (CNDH) se sont rendus auprès du détenu.
L'administration pénitentiaire précise que son état de santé est suivi régulièrement par les équipes médicales de l'établissement. Elle affirme que les soins et le protocole médical appliqués correspondent aux procédures prévues pour les détenus refusant de s'alimenter.
-
21:00
-
20:00
-
19:10
-
18:10
-
17:20
-
16:35
-
16:00
-
15:35
-
15:00
-
14:35
-
14:00
-
13:30
-
13:00
-
12:48
-
12:30
-
12:00
-
11:37
-
11:07
-
10:48
-
10:35
-
10:00
-
09:35
-
09:00
-
08:45
-
08:30
-
08:04