La FAO met en garde contre la progression du criquet pèlerin dans le sud du Maroc
La menace du criquet pèlerin continue de susciter l’inquiétude au Maroc. Dans son dernier bulletin consacré à la situation acridienne, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) signale une extension des foyers de criquets dans plusieurs provinces du sud du Royaume, malgré les importantes opérations de traitement menées au cours du mois de mai.
Selon l’organisation internationale, de vastes zones situées dans les régions méridionales du pays sont actuellement touchées par des regroupements de criquets et des essaims en développement. Les provinces de Tan-Tan, Guelmim, Tiznit, Agadir, Tata, Errachidia, Erfoud et Zagora figurent parmi les territoires les plus concernés par cette recrudescence.
Face à cette situation, les autorités marocaines ont intensifié leurs interventions. Près de 41 800 hectares ont été traités durant le mois de mai afin de limiter la propagation de l’insecte. Toutefois, la FAO estime que le risque demeure élevé, notamment en raison de conditions climatiques favorables à la reproduction du criquet pèlerin.
Les pluies enregistrées récemment dans certaines zones désertiques, après plusieurs années marquées par la sécheresse, ont créé un environnement propice à la ponte des œufs et à l’éclosion des larves. Cette humidité retrouvée a favorisé le développement rapide des populations acridiennes, augmentant ainsi le risque de formation de nouveaux essaims.
L’organisation onusienne avertit que les criquets immatures actuellement présents dans les régions touchées poursuivront leur maturation au cours des prochaines semaines. Cette évolution pourrait entraîner des dommages plus importants aux cultures agricoles, aux parcours destinés au pâturage et aux réserves fourragères essentielles pour l’élevage.
Les experts soulignent également que la menace dépasse les frontières marocaines. La FAO prévoit qu’une partie des populations adultes pourrait migrer vers les pays voisins, notamment l’Algérie et la Mauritanie, durant les mois de juin et juillet. Cette mobilité naturelle du criquet pèlerin renforce la nécessité d’une coordination régionale et d’un suivi permanent des déplacements des essaims.
Pour contenir cette progression, le Maroc s’appuie sur un dispositif national de surveillance et d’intervention rapide. Le Centre national de lutte antiacridienne (CNLAA) mobilise des équipes spécialisées chargées de repérer les foyers, d’évaluer leur évolution et d’effectuer des traitements ciblés. Lorsque la situation l’exige, des opérations aériennes viennent compléter les interventions terrestres afin de limiter l’expansion des essaims avant qu’ils n’atteignent les principales zones agricoles.
Les spécialistes de l’environnement rappellent que les épisodes climatiques extrêmes, alternant sécheresse prolongée et précipitations abondantes, peuvent favoriser l’apparition de telles invasions acridiennes. Dans ce contexte, la vigilance demeure essentielle pour préserver les productions agricoles et protéger les moyens de subsistance des populations rurales.
-
23:44
-
23:31
-
23:00
-
22:41
-
22:40
-
22:30
-
22:04
-
21:45
-
21:30
-
21:00
-
20:41
-
20:30
-
20:02
-
19:41
-
19:30
-
19:18
-
19:14
-
19:11
-
19:04
-
19:02
-
18:47
-
18:30
-
18:30
-
18:21
-
18:17
-
18:07
-
17:59
-
17:51
-
17:44
-
17:42
-
17:38
-
17:33
-
17:31
-
17:03
-
16:40
-
16:31
-
16:06
-
16:05
-
16:00
-
15:53
-
15:50
-
15:49
-
15:45
-
15:45
-
15:39
-
15:36
-
15:31
-
15:29
-
15:23
-
15:21
-
15:15
-
15:03
-
15:00
-
14:40
-
14:33
-
14:32
-
14:00
-
13:42
-
13:33
-
13:17
-
13:10
-
13:03
-
12:31
-
12:06
-
11:45
-
11:31
-
11:11
-
11:00
-
10:58
-
10:58
-
10:45
-
10:40
-
10:33
-
10:10
-
10:00
-
09:45
-
09:30
-
09:22
-
09:15
-
09:00
-
08:40
-
08:38
-
08:33
-
08:29
-
08:22
-
08:06
-
08:05
-
08:03
-
07:53
-
07:44
-
07:41
-
07:31
-
07:10
-
06:59
-
06:57
-
06:51
-
06:45