La France dit non à l’accord UE-Mercosur pour protéger son agriculture
La France a officiellement annoncé son opposition à la signature de l’accord commercial entre l’Union européenne et les pays du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay et Uruguay), a déclaré jeudi soir le président Emmanuel Macron.
« La France soutient le commerce international, mais cet accord repose sur des bases anciennes et obsolètes, négociées depuis 1999 », a expliqué le chef de l’État dans un communiqué, alors que des milliers d’agriculteurs manifestaient dans les rues de Paris, craignant une concurrence déloyale face aux importations sud-américaines moins coûteuses.
Depuis la conclusion des négociations en décembre 2024, la France s’est activement engagée pour obtenir « un accord plus juste » afin de protéger ses producteurs, obtenant plusieurs garanties de la Commission européenne, notamment une clause de sauvegarde sur les importations agricoles et le renforcement des contrôles sanitaires et vétérinaires.
Malgré ces avancées, le président Macron souligne que l’accord reste rejeté politiquement en France, comme l’ont montré les débats récents à l’Assemblée nationale et au Sénat. « Dans ce contexte, la France votera contre la signature de l’accord », a-t-il précisé, tout en assurant que ce choix ne met pas fin à son combat pour la protection des agriculteurs et la mise en œuvre des engagements européens.
Sur le plan économique, le président rappelle que le gain potentiel pour la croissance française et européenne reste limité (+0,05 % du PIB de l’UE à l’horizon 2040 selon la Commission), et ne justifie pas d’exposer des filières agricoles sensibles essentielles à la souveraineté alimentaire.
Parmi les autres avancées obtenues, Emmanuel Macron cite des mesures de réciprocité sur les conditions de production et un renforcement des audits dans les pays tiers. La France veillera également à ce que ces progrès soient finalisés avant la mise en application de l’accord, tandis que les aides directes de la Politique agricole commune bénéficieront d’un complément de 45 milliards d’euros dès 2028, s’ajoutant aux près de 294 milliards déjà prévus.
Adopté par la Commission européenne début septembre 2025, l’accord doit encore être approuvé par les vingt-sept États membres et le Parlement européen. Outre la France, l’Irlande, la Pologne et la Hongrie ont également exprimé leur opposition, mais la majorité qualifiée nécessaire pour valider l’accord pourrait tout de même être atteinte lors du vote prévu vendredi à Bruxelles.
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