La Syrie et l’Irak relancent un oléoduc stratégique pour les exportations de pétrole
La Syrie et l’Irak accélèrent leur coopération énergétique avec un projet majeur de réhabilitation d’un oléoduc historique reliant les deux pays. Les discussions engagées entre les autorités des deux États visent à remettre en service cette infrastructure stratégique, dans un contexte où les tensions régionales et les perturbations du trafic dans le détroit d’Ormuz poussent les producteurs de pétrole à diversifier leurs voies d’exportation.
Selon les responsables syriens, les négociations sont désormais en cours et pourraient aboutir à la signature d’un contrat dans les prochains mois.
Un chantier d’envergure prévu sur trois ans
Le projet concerne la remise en exploitation de l’oléoduc Haditha-Banias, un axe énergétique construit dans les années 1950 et hors service depuis plus de deux décennies.
Le directeur général de la Société syrienne de pétrole (SPC), Youssef Qablawi, a indiqué que les discussions contractuelles devraient être finalisées dans un délai de trois mois. Les études techniques, les appels d’offres et les travaux de réhabilitation devraient ensuite s’étendre sur une période maximale de trois ans.
Selon les estimations avancées, cette infrastructure pourrait transporter entre 1,5 et 2 millions de barils de pétrole par jour, offrant ainsi une nouvelle capacité d’exportation pour le brut irakien.
Une réponse aux tensions autour du détroit d’Ormuz
La relance de cet oléoduc intervient alors que plusieurs pays de la région cherchent à réduire leur dépendance au détroit d’Ormuz, dont les perturbations ont fortement affecté le commerce énergétique.
Face à cette situation, Bagdad avait déjà commencé, au printemps, à acheminer une partie de sa production pétrolière par voie terrestre à travers le territoire syrien. Le mois dernier, les gouvernements irakien et syrien ont franchi une nouvelle étape en signant un protocole d’accord destiné à remettre en service cette liaison énergétique vers la côte méditerranéenne.
Un projet soutenu par des partenaires internationaux
Le futur chantier sera piloté par un consortium composé de trois entreprises internationales, parmi lesquelles figure le groupe américain Chevron.
Les États-Unis ont récemment salué l’importance stratégique de cette initiative, estimant qu’elle pourrait renforcer la coopération économique entre les deux pays tout en contribuant à la stabilité énergétique de la région.
Mis en service en 1952, l’oléoduc avait cessé de fonctionner en 2003 après avoir subi d’importants dommages lors de l’invasion américaine de l’Irak. Sa remise en état pourrait désormais constituer un levier majeur pour redynamiser les échanges énergétiques entre la Syrie, l’Irak et les marchés internationaux.
-
21:00
-
20:00
-
19:10
-
18:10
-
17:20
-
16:35
-
16:00
-
15:35
-
15:00
-
14:35
-
14:00
-
13:30
-
13:00
-
12:48
-
12:30
-
12:00
-
11:37
-
11:07
-
10:48
-
10:35
-
10:00
-
09:35
-
09:00
-
08:45
-
08:30
-
08:04