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Le chef d'état-major israélien appelle à une enquête approfondie sur les défaillances du 7-Octobre
Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Eyal Zamir, a appelé lundi à l’ouverture d’une « enquête systémique large et complète » afin d’examiner les défaillances ayant conduit à l’attaque du 7 octobre 2023, au moment où le gouvernement continue de s’opposer à la création d’une commission nationale d’enquête. Cette demande intervient après la publication d’un rapport interne de l’armée, clôturant ses propres investigations sur les erreurs de renseignement et de préparation ayant précédé l’assaut du Hamas.
Dans un communiqué, le général Zamir a affirmé que les conclusions de ce rapport constituent « une étape importante vers une compréhension globale des événements », tout en soulignant qu’une démarche plus vaste est désormais indispensable. Selon lui, seule une enquête dépassant le cadre militaire permettrait à la société israélienne de tirer les leçons nécessaires afin d’éviter qu’une telle tragédie ne se reproduise.
Malgré un soutien majoritaire de l’opinion publique à l’idée d’une commission nationale indépendante, le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’y oppose fermement. En vertu de la loi israélienne, une telle commission doit être autorisée par le gouvernement, tandis que la nomination de ses membres relève de la Cour suprême. Or, depuis des mois, l’exécutif accuse cette dernière d’être idéologiquement orientée. Ce bras de fer institutionnel s’inscrit dans le contexte plus large de la contestation politique autour de la réforme de la justice, un chantier majeur du gouvernement Netanyahu ayant profondément divisé le pays avant même l’attaque du 7 octobre.
Face aux critiques, le Premier ministre a proposé l’instauration d’une commission d’enquête issue d’un « large consensus national », inspirée du modèle américain après le 11 septembre 2001. L’opposition a rejeté cette proposition, y voyant une tentative de contourner le cadre légal afin de conserver le contrôle politique sur les conclusions.
L’attaque du 7 octobre, menée par le Hamas, a causé la mort de 1 221 personnes côté israélien, principalement des civils. Depuis, la riposte militaire dans la bande de Gaza a entraîné la mort de plus de 69 000 Palestiniens, selon les autorités sanitaires locales. Ces chiffres ont contribué à intensifier le débat interne en Israël sur la responsabilité, la préparation stratégique et la gestion politique de la crise.
Alors que l’armée affirme vouloir tirer les conséquences de cet événement, la question de l’indépendance et de la portée de l’enquête reste au cœur de l’affrontement politique. Pour une grande partie de la société israélienne, la recherche de vérité est devenue un enjeu non seulement militaire, mais également démocratique.