Le Liban appelle l’Iran à une nouvelle approche sur le désarmement du Hezbollah
Le chef de la diplomatie libanaise a exhorté son homologue iranien, en visite officielle au Liban, à adopter une « nouvelle approche » concernant le dossier sensible du désarmement du Hezbollah, une formation armée soutenue par Téhéran et au cœur des tensions politiques et sécuritaires dans le pays.
Cette prise de position intervient dans un contexte de fortes pressions exercées par les États-Unis sur Beyrouth pour que l’État libanais reprenne le contrôle exclusif des armes, en particulier celles du Hezbollah, récemment affaibli par une confrontation militaire avec Israël. L’Iran, tout comme le mouvement chiite, s’oppose toutefois à toute démarche visant à un désarmement complet.
Lors d’un entretien avec le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, le ministre libanais Youssef Raggi a réaffirmé que « la défense du Liban relève exclusivement de la responsabilité de l’État », soulignant la nécessité pour les institutions officielles de détenir le monopole des armes. Il a également interrogé son interlocuteur sur l’hypothèse de l’existence, en Iran, d’un groupe armé opérant en dehors du cadre légal, afin d’illustrer la position de Beyrouth.
Dans ce contexte, Youssef Raggi a appelé Téhéran à engager un dialogue direct avec le Liban, en s’appuyant sur ses relations étroites avec le Hezbollah, afin de trouver une solution qui ne fragilise pas davantage le pays. Selon lui, la persistance de ce dossier constitue un prétexte récurrent pour exercer des pressions internationales sur le Liban.
Les relations diplomatiques entre Beyrouth et Téhéran connaissent ces derniers mois des tensions perceptibles. En décembre, le ministre libanais avait décliné une invitation à se rendre en Iran, suggérant plutôt une rencontre dans un pays tiers. Par ailleurs, l’armée libanaise a récemment annoncé avoir achevé des opérations de désarmement dans le sud du pays, près de la frontière israélienne, une initiative jugée insuffisante par Israël, qui a poursuivi ses frappes.
En visite depuis jeudi, le ministre iranien a multiplié les rencontres avec les responsables libanais, dont le président Joseph Aoun. Il s’est également recueilli au mausolée de Hassan Nasrallah, ancien chef du Hezbollah tué lors d’une frappe israélienne en septembre 2024.
Depuis la dernière guerre entre Israël et le Hezbollah, les autorités libanaises affichent une attitude plus ferme vis-à-vis de l’Iran. En août, Beyrouth avait déjà exprimé son rejet de toute ingérence étrangère après des critiques iraniennes concernant la décision du gouvernement libanais d’aborder la question du désarmement du Hezbollah.
-
16:30
-
16:06
-
15:44
-
15:30
-
15:00
-
14:44
-
14:30
-
14:10
-
13:40
-
13:30
-
13:00
-
12:45
-
12:30
-
12:00
-
11:45
-
11:36
-
11:31
-
11:30
-
11:22
-
11:10
-
10:52
-
10:44
-
10:30
-
10:01
-
09:44
-
09:30
-
09:00
-
08:45
-
08:31
-
08:00
-
23:31
-
23:12
-
22:45
-
22:30
-
22:00
-
21:45
-
21:31
-
21:09
-
20:44
-
20:30
-
20:09
-
19:41
-
19:31
-
19:00
-
18:44
-
18:31
-
18:00
-
17:44
-
17:35
-
17:30
-
17:25
-
17:07
-
16:45
-
16:43