Le Maroc en pleine montée en puissance agricole : un modèle de transformation salué par les experts
Le Maroc est aujourd’hui perçu comme un pays en forte progression, devenu un acteur de plus en plus crédible et stratégique dans l’agriculture mondiale, notamment dans les secteurs horticoles et des fruits rouges, en particulier la myrtille. C’est le constat d’un expert du secteur agricole, qui met en lumière la transformation rapide et continue du Royaume.
Selon cette analyse, le pays connaît une dynamique de développement visible dans plusieurs domaines clés, notamment les infrastructures, l’industrie, le tourisme, les services et surtout l’agriculture. Le Maroc s’impose progressivement comme un fournisseur majeur sur les marchés internationaux, en particulier pour les légumes d’hiver destinés à l’Europe, les agrumes et les fruits rouges.
L’expert souligne que cette évolution s’explique par une combinaison de facteurs structurants. Les infrastructures modernes, telles que les autoroutes, les réseaux ferroviaires et les installations portuaires, jouent un rôle déterminant dans la compétitivité du pays. À cela s’ajoute l’action des organismes publics comme l’ONSSA, qui encadre et soutient le secteur horticole, ainsi que les dispositifs de promotion internationale portés par des institutions telles que Morocco Foodex et les agences d’investissement comme l’AMDIE.
Le développement du secteur repose également sur des projets stratégiques ambitieux, dont l’« Autoroute de l’eau », qui prévoit la mise en place de plusieurs unités de dessalement et de systèmes d’osmose inverse afin de sécuriser les ressources hydriques du pays.
Malgré ces avancées, l’expert estime que le Maroc doit encore renforcer sa capacité d’exécution et améliorer sa compétitivité pour tirer pleinement profit de ses atouts géographiques, humains et économiques. Il souligne toutefois que la stabilité politique et la stratégie d’attractivité du pays constituent des points forts reconnus à l’échelle internationale.
Dans le domaine agricole, le Maroc est appelé à jouer un rôle encore plus important sur le marché mondial de la myrtille. L’augmentation des surfaces cultivées, de la production et des exportations confirme cette tendance haussière. Le pays est ainsi présenté comme un exemple du potentiel de développement agricole en Afrique.
Cependant, plusieurs défis persistent. Le premier concerne la disponibilité de la main-d’œuvre, de plus en plus limitée à certaines périodes de l’année, un phénomène observé dans de nombreuses régions horticoles dans le monde. L’expert suggère une meilleure coordination entre les autorités publiques et les acteurs du secteur agricole, notamment à travers des politiques adaptées du marché du travail et l’introduction de mécanismes tels qu’une indemnité pour perte d’emploi (IPE), ainsi que des dispositifs de mobilité interne et externe.
Par ailleurs, des recommandations sont formulées pour améliorer encore la performance du secteur. Parmi elles, l’amélioration de la qualité des fruits et de sa régularité est jugée essentielle afin de renforcer la perception du Maroc sur les marchés internationaux. La fiabilité est ainsi présentée comme un élément central du positionnement du pays.
L’expert insiste également sur la nécessité d’investir davantage dans les technologies agricoles, notamment dans la gestion de l’eau, la lutte contre les maladies et les ravageurs, ainsi que dans les systèmes de production sous environnement contrôlé. La formation de techniciens et de professionnels qualifiés est également considérée comme une urgence stratégique.
Sur le plan logistique, il recommande de diversifier les voies d’exportation afin de réduire la dépendance au corridor reliant Tanger, le détroit de Gibraltar et Algésiras, par lequel transite une grande partie des exportations marocaines. Le renforcement d’autres ports du pays est ainsi encouragé pour améliorer la résilience du système logistique.
Enfin, il est proposé de renforcer les capacités de l’ONSSA, tant en ressources humaines qu’en budget, afin d’améliorer le contrôle des normes, la certification et la sécurité alimentaire. Des investissements supplémentaires dans le traitement des eaux et la gestion des déchets en milieu rural sont également jugés nécessaires pour accompagner durablement la croissance du secteur.
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