Le Maroc et le Ghana misent sur une alliance stratégique dans le numérique
Le Maroc et le Ghana renforcent leur rapprochement dans le domaine de la transformation digitale. À Rabat, une nouvelle étape a été franchie avec la signature d’une déclaration d’intention destinée à développer une coopération élargie autour des technologies numériques et de la modernisation des services publics.
Cet engagement a été officialisé à l’occasion de la clôture des Assises africaines du Gouvernement ouvert 2026, organisées sous le thème « Vers une Afrique ouverte ». La ministre marocaine chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et la représentante ghanéenne Akanvariva Lydia Lamisi ont validé un cadre de collaboration axé sur l’innovation et le partage d’expertise.
À travers cette initiative, les deux pays ambitionnent de développer des synergies dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment l’intelligence artificielle, la gouvernance des données, la digitalisation administrative et les technologies émergentes. Les autorités souhaitent également améliorer l’accessibilité des services publics numériques et réduire les écarts territoriaux liés aux infrastructures technologiques.
Le partenariat prévoit une coopération opérationnelle articulée autour d’échanges d’experts, de programmes de formation, de séminaires spécialisés et d’ateliers techniques. Des hackathons, des visites d’étude et des projets d’innovation conjoints devraient également être lancés afin de stimuler les écosystèmes numériques marocain et ghanéen.
Cette orientation illustre la volonté croissante de plusieurs pays africains de construire des modèles de gouvernance plus ouverts et plus connectés aux attentes des citoyens. Lors de son intervention de clôture, Amal El Fallah Seghrouchni a estimé que l’Afrique disposait désormais des compétences et des ressources nécessaires pour bâtir sa propre vision du gouvernement ouvert, adaptée aux réalités du continent.
La ministre a souligné que les expériences présentées durant les Assises démontrent l’émergence progressive d’une approche africaine fondée sur la participation citoyenne, la transparence administrative et l’innovation publique.
Dans cette dynamique, une nouvelle rencontre nationale dédiée au gouvernement ouvert sera prochainement organisée à Dakhla, avec la participation d’institutions publiques, de collectivités territoriales et d’acteurs associatifs.
Les travaux des Assises se sont achevés par l’adoption de la « Déclaration de Rabat », un document appelant à renforcer l’engagement africain en faveur de la transparence, de la redevabilité et de l’implication citoyenne dans les politiques publiques.
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