Le Maroc mobilise 250 millions de dollars pour accélérer sa transition numérique
Le Maroc franchit une nouvelle étape dans sa stratégie de digitalisation en consolidant son partenariat avec la Banque mondiale. Réunis à Rabat, la ministre déléguée chargée de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, Amal El Fallah Seghrouchni, et le vice-président de la Banque mondiale pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), Ousmane Dione, ont fait le point sur le lancement du Programme d’accélération de la transformation numérique du Royaume, un projet structurant doté d’un financement de 250 millions de dollars sur une période de cinq ans.
Cette rencontre marque une nouvelle phase dans la coopération entre le Royaume et l’institution financière internationale, avec l’ambition de renforcer la modernisation de l’administration, d’accélérer la digitalisation de l’économie et de favoriser la création d’emplois.
Un programme structurant pour accélérer la digitalisation
La réunion intervient quelques semaines après l’approbation et la signature du Programme d’accélération de la transformation numérique, conclu en juin dernier. Ce dispositif établit un cadre d’action fondé sur des objectifs mesurables et s’appuie sur les systèmes nationaux afin d’assurer une mise en œuvre cohérente des réformes.
Grâce à une enveloppe de 250 millions de dollars, le programme vise à renforcer le déploiement des services publics numériques en les orientant davantage vers les besoins des citoyens et des entreprises. Il entend également accompagner la transformation numérique du secteur privé afin d’améliorer sa compétitivité, de stimuler l’innovation et de soutenir la création d’emplois.
Une stratégie centrée sur les grands chantiers numériques
Pour le ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’administration, cette initiative constitue un levier destiné à accélérer plusieurs projets déjà engagés.
Les efforts porteront notamment sur la modernisation de l’administration publique, le développement des infrastructures numériques, l’intégration de l’intelligence artificielle dans les politiques publiques, ainsi que le renforcement de l’économie numérique et des compétences liées aux nouveaux métiers du digital.
L’objectif est d’inscrire ces différents chantiers dans une démarche orientée vers les résultats, avec des indicateurs de performance permettant de mesurer leur impact sur les services publics et sur l’environnement économique.
Une mise en œuvre attendue avant fin septembre
Le ministère concentre désormais ses efforts sur la phase opérationnelle du programme.
En coordination avec le ministère de l’Économie et des Finances, les équipes travaillent à réunir les conditions administratives, techniques et financières nécessaires afin de permettre l’entrée en vigueur effective du dispositif avant le 23 septembre 2026.
Cette étape doit ouvrir la voie au lancement concret des projets prévus dans le cadre de cette feuille de route numérique.
Un partenariat renforcé avec la Banque mondiale
De son côté, Ousmane Dione a souligné que cette rencontre s’inscrit dans la continuité des échanges engagés depuis près de deux ans entre la Banque mondiale et le Maroc, notamment à Washington, autour de la mise en place d’un partenariat stratégique consacré à la transformation numérique.
Le responsable de l’institution financière internationale s’est félicité de la concrétisation de cette coopération à travers l’approbation du financement destiné à accompagner l’agenda numérique du Royaume.
Selon lui, ce partenariat permettra d’accélérer la modernisation de l’administration marocaine, de renforcer l’interopérabilité des systèmes numériques, de soutenir le développement du secteur privé et de contribuer à l’amélioration de la performance globale de l’économie nationale.
Le numérique comme moteur de compétitivité
À travers ce programme, le Maroc confirme sa volonté de faire du numérique un levier majeur de son développement économique et administratif.
La transformation digitale est appelée à simplifier les démarches des usagers, améliorer l’efficacité des services publics, favoriser l’innovation dans les entreprises et renforcer l’attractivité du Royaume auprès des investisseurs.
En s’appuyant sur l’expertise de la Banque mondiale et sur une stratégie structurée autour de résultats concrets, le Royaume entend accélérer sa transition vers une économie plus connectée, plus compétitive et davantage tournée vers les technologies de demain.
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