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Le Maroc, nouveau moteur des exportations agroalimentaires espagnoles hors zone euro
Les exportations de produits agroalimentaires espagnols connaissent une dynamique soutenue, avec le Maroc qui s’affirme comme un débouché clé, reléguant les États-Unis hors du top 10 des clients du secteur. Selon une analyse de Caixabank Research, ces exportations ont augmenté de 5 % en volume et de 5,6 % en valeur au premier semestre 2025, atteignant 37,1 millions de tonnes et 76,371 millions d’euros sur douze mois à fin juin. Ces chiffres dépassent largement la performance globale des exportations espagnoles de biens, en recul de 2,5 % en volume et de 1 % en valeur.
L’étude souligne que le secteur agroalimentaire a dépassé ses niveaux d’avant la pandémie, avec une hausse de 8,7 % en volume et de près de 70 % en valeur. Cette progression s’explique notamment par l’augmentation des prix de l’huile d’olive observée entre 2023 et 2024, ainsi que par le redressement de la production après plusieurs années de sécheresse. Les auteurs mettent également en avant le contexte international incertain, marqué par les tensions géopolitiques et la montée des barrières commerciales, qu’ils qualifient de « tsunami protectionniste » et qui reflète un retour au bilatéralisme au détriment du rôle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Du côté des marchés, la zone euro reste dominante, absorbant 63 % des exportations agroalimentaires espagnoles, avec l’Allemagne et le Portugal en tête, suivis par la France et l’Italie. Mais hors Union monétaire, le Maroc se distingue désormais comme le deuxième moteur de croissance, juste derrière le Portugal. Les ventes vers le royaume ont progressé de 1,5 %, ce qui permet au Maroc de gagner 1,3 point de part de marché et de représenter 2,4 % du total des exportations agroalimentaires espagnoles. Cette performance place le Maroc devant les États-Unis, qui sortent du classement des dix principaux clients.
En revanche, les échanges avec le Royaume-Uni ont reculé depuis le Brexit, diminuant de 14,4 % depuis 2021 et perdant 1,4 point de part de marché par rapport à la période 2014-2019. La Chine reste, quant à elle, le premier marché non européen, avec une croissance annuelle de plus de 4 %. Pour les États-Unis, les exportations d’huiles, de légumineuses et de légumes pourraient être limitées par les droits de douane imposés par l’administration américaine, même si leur impact reste modéré sur l’économie et le secteur agroalimentaire espagnol.
Cette évolution illustre la montée en puissance du Maroc comme partenaire commercial stratégique pour l’Espagne et souligne les transformations des flux mondiaux de produits agroalimentaires, dans un contexte international toujours plus volatil.