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Le Maroc, premier fournisseur horticole de l’Espagne en 2025 avec 672 millions d’euros d’exportations
Entre janvier et avril 2025, le Maroc a consolidé sa place de leader sur le marché horticole espagnol, avec des exportations de fruits et légumes frais atteignant 672 millions d’euros, soit environ 7,3 milliards de dirhams. Cette performance représente une hausse notable de 28 % par rapport à la même période en 2024. Le royaume chérifien devance désormais ses concurrents et fournit à lui seul un tiers des produits horticoles importés par l’Espagne, dont le total s’élève à 2,006 milliards d’euros sur le premier quadrimestre, en progression de 11 %.
Cette croissance soutenue, observée sur plusieurs années, se traduit également par une augmentation des volumes. Ainsi, l’Espagne a importé 254 385 tonnes de fruits et légumes marocains sur les quatre premiers mois de 2025, contre 201 000 tonnes en 2024, soit une progression annuelle de 26 % et de 13 % depuis 2021. Cette dynamique illustre la montée en puissance du Maroc en tant que fournisseur incontournable sur le marché européen.
Cependant, cette ascension ne fait pas l’unanimité en Espagne. La Fédération espagnole des producteurs-exportateurs de fruits et légumes (FEPEX) critique vivement l’accord d’association entre l’Union européenne et le Maroc. Selon elle, cet accord, qui facilite les échanges commerciaux, favorise une concurrence jugée déloyale envers les producteurs locaux. La FEPEX dénonce un « système de prix d’entrée » inefficace, censé protéger les producteurs espagnols, et parle d’un « déséquilibre structurel » sur le marché européen dû à ce qu’elle qualifie d’inaction des autorités européennes.
Un autre point de tension concerne les cultures sous serre développées dans le Sahara marocain, destinées à l’exportation, que les producteurs espagnols perçoivent comme une menace directe. La fédération réclame que l’Union européenne applique strictement les décisions rendues en octobre 2024 par la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE). Ces arrêts ont exclu les produits originaires des provinces méridionales marocaines, notamment les tomates, des avantages douaniers liés à l’accord euro-marocain, et imposé une indication d’origine claire sur les étiquettes.
« Si Bruxelles ne fait pas respecter ses propres règles, quel sens a le marché commun ? », s’est indignée la FEPEX, qui appelle à des mesures immédiates et fermes pour protéger l’agriculture espagnole et préserver le tissu économique national.
Cette situation reflète les défis complexes du commerce agricole international où intérêts économiques et réglementations s’entremêlent, alors que le Maroc continue d’affirmer son poids croissant sur le marché horticole européen.