Le Maroc renforce la réglementation de la pêche dans les rivières et barrage
Réuni jeudi à Rabat, le Conseil de gouvernement a adopté un projet de décret visant à renforcer l’encadrement de la pêche dans les eaux continentales du Maroc. Présenté par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, ce texte s’inscrit dans une démarche de modernisation de la réglementation et de préservation des ressources aquatiques.
Ce projet de décret intervient dans le prolongement de la réforme du cadre juridique régissant la pêche fluviale et lacustre. Il fait suite à la modification du Dahir du 12 chaabane 1340 (11 avril 1922), relative à la pêche et à l’aquaculture dans les eaux continentales, amendée par la loi n°130.12. Cette réforme législative a introduit douze nouveaux articles dans le Titre II consacré aux règles générales de l’exercice de la pêche fluviale.
Lors d’un point de presse à l’issue du Conseil, le porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, a indiqué que ce texte vise principalement à clarifier les règles applicables aux différents types de pêche pratiqués dans les cours d’eau, les lacs naturels et les retenues de barrages. L’objectif est d’assurer une meilleure gestion des ressources halieutiques tout en organisant les activités liées à ce secteur.
Le décret introduit notamment des dispositions spécifiques concernant la pêche commerciale. Celles-ci portent sur l’immatriculation des embarcations utilisées et sur la mise en place d’un système de suivi des captures, afin d’améliorer la traçabilité et de prévenir les pratiques non réglementées.
Le texte prévoit également un nouveau cadre pour la pêche scientifique, qui sera désormais soumise à un régime d’autorisation spécifique plutôt qu’à un simple permis. Quant à la pêche éducative, elle devra être organisée par des établissements scolaires ou des structures pédagogiques bénéficiant d’un système d’agrément officiel.
Par ailleurs, le projet de décret encadre la pêche réglementée et la pêche récréative, notamment celles proposées dans le cadre d’activités touristiques. Les opérateurs souhaitant organiser ce type d’activités devront obtenir une autorisation et se conformer aux normes établies pour garantir la protection des milieux aquatiques.
Le nouveau dispositif met aussi en avant le rôle des gardes volontaires issus d’associations de pêche. Ces acteurs contribueront à la surveillance des zones de pêche, à la sensibilisation des pratiquants et à la lutte contre la pêche anarchique, participant ainsi à la préservation des écosystèmes aquatiques.
À travers ce projet de décret, les autorités entendent concilier développement des activités économiques liées à la pêche et protection durable des ressources naturelles, dans un contexte où les milieux aquatiques sont soumis à de multiples pressions environnementales.
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