Le Maroc s’intéresse aux chars sud-coréens K2 et au système Cheongung pour moderniser ses capacités militaires
Le Maroc étudie la possibilité d’acquérir près de 400 chars de combat K2 « Black Panther » ainsi que le système de défense aérienne Cheongung (KM-SAM), selon des informations relayées par des milieux industriels sud-coréens. Si ce projet venait à se concrétiser, le Royaume deviendrait le premier pays africain à intégrer ces équipements, marquant ainsi une inflexion stratégique notable dans la modernisation de ses forces terrestres et aériennes.
Cette orientation aurait pris forme au printemps 2025, à l’occasion d’une visite à Séoul du ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour. D’après ces sources, Rabat aurait alors exprimé un intérêt formel pour le char K2, considéré comme une option crédible face aux limites opérationnelles et logistiques rencontrées par une flotte blindée jugée trop hétérogène.
Les Forces armées royales disposent déjà d’environ 200 chars américains M1A1 et M1A2 Abrams, dont des versions M1A2 SEPv3 livrées à partir de 2023. Malgré cette dotation conséquente, l’état-major marocain s’interrogerait sur la capacité de ce seul modèle à répondre durablement à l’évolution de l’environnement stratégique régional, caractérisé par une montée en puissance des arsenaux voisins.
Un parc blindé diversifié, mais coûteux à maintenir
Au-delà des Abrams, le parc marocain comprend également des T-72 d’origine soviétique, des M40 Patton et des M60, héritage de plusieurs décennies d’acquisitions successives. Cette diversité, si elle offre une certaine flexibilité, pèse lourdement sur les coûts de maintenance, la formation des équipages et la gestion des chaînes logistiques, selon les analyses sud-coréennes.
Dans ce contexte, le K2 « Black Panther » apparaît comme une alternative complémentaire. Doté d’un chargeur automatique réduisant la taille de l’équipage, d’une mobilité adaptée aux terrains désertiques et d’une configuration exportable modulable, il serait envisagé non pas comme un remplaçant total de l’Abrams, mais comme un renfort structurant destiné à rationaliser progressivement le parc blindé.
La dimension régionale n’est pas absente de cette réflexion. L’Algérie poursuit, de son côté, une politique d’acquisitions militaires soutenue, notamment auprès de la Russie. Face à cet environnement, Rabat chercherait à maintenir un équilibre dissuasif, tout en diversifiant ses partenariats stratégiques.
Au-delà des chars, une coopération industrielle élargie
L’intérêt marocain pour la Corée du Sud ne se limite pas aux blindés. Des discussions exploratoires porteraient également sur le système de défense aérienne Cheongung (KM-SAM), l’artillerie automotrice K9, ainsi que sur certaines capacités navales. Cette dynamique s’inscrit dans un cadre de coopération industrielle déjà existant, illustré par des projets sud-coréens dans le secteur ferroviaire et par des études d’implantations industrielles au Maroc.
Selon les milieux sud-coréens, l’adoption de ces équipements irait au-delà d’un simple achat d’armement. Elle traduirait un repositionnement stratégique durable du Royaume et pourrait faire du Maroc un acteur central dans l’émergence d’un nouvel axe de coopération entre l’Afrique du Nord et l’industrie de défense sud-coréenne.
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