Les éleveurs espagnols demandent l’intervention de Madrid pour rétablir les exportations de bovins vers le Maroc
L’inquiétude grandit au sein de la filière bovine espagnole. Face à l’arrêt total des exportations de bovins sur pied vers le Maroc depuis le début de l’année 2026, les représentants du secteur agricole appellent le gouvernement espagnol à engager rapidement des discussions diplomatiques avec les autorités marocaines afin de trouver une solution à cette situation qui pèse lourdement sur les éleveurs.
L’Union des petits agriculteurs et éleveurs d’Espagne estime que la fermeture du marché marocain constitue un défi majeur pour l’ensemble de la filière bovine. Cette décision fait suite aux mesures sanitaires adoptées par le Maroc après la détection de cas de dermatose nodulaire contagieuse dans le nord-est de l’Espagne à la fin de l’année 2025.
Un partenaire commercial essentiel pour les éleveurs espagnols
Au cours des dernières années, le Maroc s’est imposé comme le principal débouché extérieur pour les bovins vivants exportés par l’Espagne. En 2024, plus de 61 700 têtes de bovins de plus de 300 kilogrammes avaient été expédiées vers le royaume, représentant plus de la moitié des exportations espagnoles dans cette catégorie.
Cette dépendance s’est encore accentuée en 2025, avec près de 52 000 têtes exportées vers le marché marocain, soit près des deux tiers des ventes espagnoles de bovins sur pied à l’international. L’interruption brutale de ce flux commercial a donc provoqué un déséquilibre entre l’offre et la demande sur le marché intérieur espagnol.
Les professionnels du secteur craignent désormais une accumulation des animaux destinés à l’exportation, susceptible d’exercer une pression supplémentaire sur les prix et sur la rentabilité des exploitations.
La régionalisation sanitaire au cœur des négociations
Pour sortir de cette impasse, les organisations agricoles espagnoles défendent le principe de la régionalisation sanitaire. Cette approche permettrait de distinguer les zones affectées par la maladie des régions restées indemnes et d’autoriser les exportations depuis ces dernières.
Les éleveurs demandent ainsi au gouvernement de Pedro Sánchez d’intensifier les échanges avec les autorités marocaines afin de faire reconnaître ce mécanisme. Selon eux, une telle mesure offrirait des garanties sanitaires suffisantes tout en permettant la reprise progressive des échanges commerciaux.
Cette option est perçue comme une voie de compromis capable de préserver la sécurité sanitaire des cheptels tout en limitant les conséquences économiques pour les producteurs espagnols.
Un enjeu économique et diplomatique
Au-delà des considérations sanitaires, le dossier met en lumière l’importance des relations commerciales entre le Maroc et l’Espagne dans le secteur agricole. La reprise des exportations apparaît aujourd’hui comme un enjeu stratégique pour les éleveurs espagnols, qui souhaitent retrouver l’accès à un marché devenu incontournable ces dernières années.
Dans l’attente d’éventuelles avancées diplomatiques entre Rabat et Madrid, les professionnels du secteur restent attentifs à l’évolution des discussions et espèrent une solution permettant de rétablir progressivement les échanges tout en respectant les exigences sanitaires des deux pays.
-
17:31
-
17:00
-
16:47
-
16:37
-
16:31
-
16:28
-
16:27
-
16:20
-
16:00
-
15:41
-
15:33
-
15:31
-
15:31
-
15:16
-
15:00
-
14:54
-
14:47
-
14:45
-
14:33
-
14:00
-
14:00
-
13:59
-
13:41
-
13:31
-
13:03
-
12:41
-
12:31
-
12:08
-
12:07
-
12:04
-
12:00
-
11:41
-
11:31
-
11:03
-
10:55
-
10:49
-
10:46
-
10:41
-
10:35
-
10:03
-
10:00
-
09:44
-
09:31
-
09:05
-
09:00
-
08:53
-
08:46
-
08:45
-
08:41
-
08:30
-
08:28
-
08:05
-
08:00
-
07:58
-
07:47
-
07:40
-
07:30
-
07:26
-
07:04
-
07:01
-
23:55
-
23:45
-
23:31
-
23:00
-
22:44
-
22:31
-
22:02
-
21:44
-
21:31
-
21:03
-
20:45
-
20:31
-
20:02
-
19:44
-
19:32
-
19:00
-
18:47
-
18:30
-
18:00
-
17:42