Les États-Unis sanctionnent 17 navires supplémentaires liés au pétrole iranien
Les États-Unis ont annoncé jeudi de nouvelles sanctions visant 17 navires accusés de transporter du pétrole iranien. Cette décision s’inscrit dans la stratégie de Washington visant à limiter les exportations pétrolières de Téhéran et à démanteler sa « flotte fantôme », utilisée, selon l’administration américaine, pour contourner les restrictions imposées au commerce du pétrole iranien.
D’après un communiqué du département du Trésor américain, les navires concernés battent pavillon d’une douzaine d’États différents, parmi lesquels le Cameroun, Saint-Marin et le Vanuatu. Ils auraient acheminé des millions de barils de pétrole brut iranien, ainsi que des produits pétroliers et pétrochimiques, vers plusieurs marchés d’Asie du Sud et de l’Est.
Une action coordonnée contre les circuits commerciaux iraniens
En parallèle des mesures annoncées par le département du Trésor, le département d’État américain a fait état de nouvelles sanctions destinées à réduire les capacités de l’Iran à tirer des revenus de ses exportations énergétiques.
Selon son communiqué, cette nouvelle série de mesures vise dix entités, six personnes physiques et cinq navires impliqués dans le commerce de produits pétroliers ou pétrochimiques d’origine iranienne.
Washington entend ainsi cibler non seulement les navires utilisés pour transporter les hydrocarbures, mais également les personnes et les structures participant aux circuits commerciaux concernés. Cette approche vise à restreindre les possibilités de financement que les autorités américaines attribuent aux activités du régime iranien.
Washington affirme avoir affaibli la flotte fantôme
L’administration américaine estime que les sanctions successives ont permis de neutraliser la grande majorité de la flotte fantôme iranienne. Cette affirmation s’inscrit dans une campagne de pression économique que Washington a intensifiée depuis la fin du mois d’août.
Les mesures américaines concernent des acteurs iraniens, mais également des entreprises étrangères qui entretiennent des relations commerciales avec eux. L’objectif affiché est d’isoler davantage Téhéran sur le plan économique en s’attaquant aux réseaux permettant l’acheminement et la commercialisation de son pétrole.
Avec ces nouvelles désignations, les États-Unis poursuivent leur stratégie de restriction des revenus pétroliers iraniens. L’efficacité de cette politique dépendra notamment de sa capacité à limiter les circuits de transport et les échanges commerciaux utilisés pour contourner les sanctions.
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