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Les Marocains font davantage confiance aux tribunaux, selon Afrobarometer
La perception que les Marocains portent sur leur système judiciaire connaît une transformation notable. Selon une enquête récente du réseau panafricain Afrobarometer, la confiance envers les tribunaux n’a jamais été aussi élevée depuis plus d’une décennie. Une évolution significative qui témoigne des efforts engagés pour moderniser l’institution judiciaire, même si plusieurs défis persistent, notamment en matière d’accès à l’assistance juridique.
L’étude révèle que 73% des citoyens déclarent faire « partiellement confiance » ou « beaucoup confiance » aux tribunaux, soit plus du double du taux enregistré en 2013, lorsqu’ils n’étaient que 34% à exprimer une opinion positive. Cette progression traduit une amélioration du sentiment de sécurité juridique et de transparence, portée par les réformes structurelles entreprises ces dernières années.
Interrogés sur l’impartialité des tribunaux, près des trois quarts des participants se disent convaincus que toute personne peut obtenir justice, indépendamment de son statut social. Toutefois, ce climat de confiance ne masque pas un problème central : l’accès aux services d’assistance juridique reste inégal, particulièrement dans les zones rurales et auprès des populations les plus vulnérables.
L’un des obstacles les plus cités concerne le coût des procédures. Moins de la moitié des répondants (45%) estiment pouvoir assumer financièrement une action en justice. De même, 48% déclarent ne pas être en mesure de payer une assistance juridique, tandis que 36% doutent de pouvoir y accéder. Cette réalité souligne l’importance de renforcer les dispositifs publics et associatifs d’aide juridictionnelle afin de garantir une justice réellement inclusive.
Autre chiffre préoccupant : seuls 31% des sondés affirment connaître l’existence de services d’aide juridique dans leur communauté. Une méconnaissance qui limite directement le recours à ces dispositifs pourtant essentiels.
L’enquête met également en lumière les perceptions liées à la peine capitale. Sept Marocains sur dix estiment que la peine de mort constitue une sanction appropriée pour les crimes les plus graves, comme le meurtre. Une position majoritairement favorable, qui reflète un attachement persistant à la dimension dissuasive de cette peine dans l’opinion publique.
Afrobarometer, réseau reconnu pour la rigueur de ses analyses, rappelle que ces résultats s’appuient sur des entretiens menés auprès de 2.400 adultes en janvier 2024. Ils fournissent un aperçu précieux de l’évolution des relations entre les Marocains et leur système judiciaire, entre confiance renforcée et nécessité d'améliorer l’accès aux droits.