Les Pays-Bas interdisent l’entrée à deux ministres israéliens et convoquent l’ambassadeur
Dans une démarche diplomatique rare et ferme, le gouvernement néerlandais a annoncé lundi soir qu’il convoquera l’ambassadeur d’Israël à La Haye, dénonçant la situation jugée « insupportable et indéfendable » dans la bande de Gaza. Cette décision s’accompagne de sanctions ciblées : deux ministres israéliens d’extrême droite, Itamar Ben-Gvir et Bezalel Smotrich, se voient désormais interdits d’entrée sur le territoire néerlandais.
Dans une lettre rendue publique et relayée par Reuters ainsi que plusieurs médias israéliens, les autorités néerlandaises accusent les deux responsables israéliens d’incitation répétée à la violence contre les Palestiniens, notamment par des appels à des mesures assimilées à une « purification ethnique » de Gaza.
Cette décision, en gestation depuis le mois de juin, fait écho aux préoccupations croissantes des Pays-Bas concernant les violations des droits humains dans le contexte du conflit israélo-palestinien. Elle s’inscrit également dans un mouvement plus large, alors que le Royaume-Uni, le Canada, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et la Norvège ont déjà pris des mesures similaires à l’encontre de ces figures controversées du gouvernement israélien.
Le gouvernement néerlandais a par ailleurs exprimé son soutien à la recommandation de l’Union européenne visant à restreindre l’accès d’Israël au programme de recherche Horizon Europe, un des principaux outils de financement scientifique du continent. Il a également averti qu’il pourrait faire pression pour des sanctions commerciales européennes si Israël venait à violer ses engagements concernant l’acheminement de l’aide humanitaire à Gaza.
Alors que les critiques internationales à l’égard de la conduite israélienne dans le conflit se multiplient, cette position néerlandaise traduit un durcissement inédit du ton envers l'État hébreu, notamment en Europe de l’Ouest. Elle reflète aussi un malaise grandissant face à la tournure prise par certaines déclarations politiques israéliennes perçues comme incompatibles avec les principes démocratiques et les engagements internationaux en matière de droits humains.
Reste à voir si cette pression diplomatique, désormais portée aussi par des partenaires traditionnels d’Israël, pourra peser sur les orientations politiques de son gouvernement, ou au contraire nourrir davantage de tensions sur la scène internationale.
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