Les réserves des barrages marocains en forte hausse avant l’été 2026
À l’approche de la saison estivale, la situation hydrique du Maroc affiche une amélioration notable. Les dernières données disponibles au 18 mai 2026 montrent une progression importante des réserves d’eau dans les barrages du Royaume, confirmant une dynamique positive après plusieurs années marquées par la sécheresse et le stress hydrique.
Les réserves nationales atteignent désormais près de 13 milliards de mètres cubes, avec un taux de remplissage global de 76 %, contre un peu plus de 40 % à la même période l’année précédente. Cette évolution représente une hausse de près de 92 % en un an, portée par les précipitations abondantes et les importantes chutes de neige enregistrées durant les derniers mois.
Plusieurs grands barrages du pays ont connu des apports significatifs en seulement vingt-quatre heures. Le barrage Al Massira, situé dans la province de Settat, figure parmi les ouvrages les plus alimentés récemment avec environ 5,4 millions de mètres cubes supplémentaires. Son taux de remplissage atteint désormais 42,4 %, marquant une amélioration progressive après une longue période de déficit hydrique.
Dans la province de Midelt, le barrage Hassan II a bénéficié d’un apport estimé à 1,6 million de mètres cubes, permettant à son taux de remplissage d’atteindre 57,3 %. De son côté, le barrage Al Wahda, dans la province de Taounate, continue d’afficher des niveaux confortables avec un taux de remplissage avoisinant 88,6 % après de nouveaux apports en eau.
La région de Béni Mellal connaît également une amélioration sensible. Le barrage Ahmed El Hansali y a enregistré près d’un million de mètres cubes supplémentaires, portant son niveau de remplissage à plus de 86 %.
Une situation hydrique en nette amélioration
Cette évolution traduit une reconstitution progressive des ressources hydriques du pays. Les pluies régulières de la saison et les épisodes neigeux observés dans plusieurs zones montagneuses ont permis de renforcer les réserves superficielles, mais aussi de soutenir la recharge des nappes souterraines.
Selon les estimations disponibles, plusieurs bassins hydrauliques disposent désormais de réserves suffisantes pour assurer l’alimentation en eau potable durant au moins deux années. Certaines régions bénéficient même d’une visibilité plus longue grâce à l’amélioration des stocks.
Les nappes phréatiques montrent elles aussi des signes encourageants après plusieurs années de recul. Dans certains bassins, notamment celui du Loukkos, le niveau des eaux souterraines aurait progressé de plusieurs mètres. Cette remontée favorise le retour de l’eau dans certains puits et réduit la pression sur les barrages.
L’irrigation et les investissements renforcés
L’amélioration des ressources hydriques profite également au secteur agricole. Les volumes d’eau destinés à l’irrigation ont fortement progressé cette année pour atteindre près de 2 milliards de mètres cubes, soit environ deux fois plus que lors de la campagne précédente.
Parallèlement, les autorités poursuivent les investissements liés à la sécurisation des ressources en eau. Le programme national d’approvisionnement en eau potable et d’irrigation 2020-2027 a vu son budget augmenter de manière significative, passant de 115 à 143 milliards de dirhams.
Ces financements concernent notamment le développement des stations de dessalement de l’eau de mer, les projets d’interconnexion entre bassins hydrauliques ainsi que la construction et la modernisation des barrages. L’objectif est de renforcer la résilience du Maroc face aux changements climatiques et de garantir durablement l’accès à l’eau potable et à l’irrigation.
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