Liban : les élections législatives reportées de deux ans dans un contexte de guerre
Le Parlement du Liban a décidé de prolonger son mandat et de reporter de deux ans les élections législatives initialement prévues en mai. Cette décision intervient alors que le pays est plongé dans une grave crise sécuritaire liée à l’escalade militaire entre Israël et le Hezbollah, mouvement chiite libanais soutenu par l’Iran.
La décision a été prise lundi lors d’une séance plénière tenue à Beyrouth, dans un climat particulièrement tendu marqué par des frappes aériennes israéliennes visant la banlieue sud de la capitale, considérée comme un bastion du Hezbollah.
Une session parlementaire dans un contexte de tensions
Malgré les bombardements à proximité de la capitale, les députés libanais se sont réunis pour examiner la situation institutionnelle du pays. Des représentants du Hezbollah ont également pris part à la séance, notamment Mohammad Raad, chef du groupe parlementaire du parti.
À l’issue des discussions, le président du Parlement, Nabih Berri, a annoncé la prolongation du mandat de l’Assemblée pour une période de deux ans, ce qui repousse la tenue des prochaines élections législatives.
Les autorités estiment que le contexte sécuritaire actuel rend difficile l’organisation d’un scrutin national dans des conditions normales.
Un pays pris dans une escalade régionale
Le Liban est impliqué dans le conflit régional depuis le 2 mars, après une attaque menée par le Hezbollah contre Israël. Le mouvement avait présenté cette opération comme une réponse à la mort du guide suprême iranien lors du déclenchement de la guerre.
Depuis, plusieurs régions du Liban connaissent une intensification des opérations militaires, tandis que les frappes et les échanges de tirs se multiplient le long de la frontière sud.
Cette situation a accentué l’instabilité politique dans un pays déjà fragilisé par des crises économiques et institutionnelles prolongées.
Un paysage politique fragmenté
La scène politique libanaise demeure profondément divisée. Lors des élections législatives organisées en 2022, le Hezbollah et ses alliés avaient perdu leur majorité parlementaire face à une opposition renforcée par l’arrivée de nouveaux députés indépendants issus du mouvement de contestation populaire de 2019.
Cette recomposition politique a contribué à accentuer les blocages institutionnels et les rivalités entre les différentes forces politiques du pays.
Un report qui rappelle des précédents
La prolongation du mandat parlementaire n’est pas une mesure inédite au Liban. Entre 2013 et 2017, le Parlement avait déjà décidé de repousser les élections à plusieurs reprises en raison des tensions sécuritaires liées au conflit en Syrie et à l’instabilité régionale.
Avant même l’escalade actuelle, certains partis politiques évoquaient déjà la possibilité d’un report du scrutin, estimant que la situation régionale risquait d’influencer fortement les équilibres politiques internes.
Dans ce contexte marqué par l’insécurité et les divisions politiques, le report des élections illustre les difficultés du Liban à maintenir le fonctionnement normal de ses institutions démocratiques.
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