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Liban : tensions accrues entre le Hezbollah et les États-Unis sur fond de pressions financières
Le Hezbollah a réaffirmé sa position. Dans un discours retransmis mardi sur la chaîne al-Manar, Naïm Qassem, chef adjoint de la formation chiite pro-iranienne, a dénoncé les pressions exercées par les États-Unis sur les autorités libanaises, qu’il accuse de vouloir « imposer des concessions au profit d’Israël » sans contrepartie.
Depuis plusieurs mois, Washington demande explicitement au gouvernement libanais de désarmer le Hezbollah, affaibli fin 2024 par un an de conflit avec Israël. L’administration américaine souhaite également couper les sources de financement de la formation, en ciblant notamment les transferts en provenance d’Iran.
Une délégation du département du Trésor américain, en visite à Beyrouth dimanche et lundi, a insisté pour que l’État prenne des « mesures concrètes » contre le blanchiment d’argent et les transactions en liquide. Elle a également exigé la fermeture d’Al-Qard al-Hassan, une institution financière liée au Hezbollah, sanctionnée par Washington et connue pour accorder des prêts en dollars contre des dépôts en or.
Selon les États-Unis, plus d’un milliard de dollars auraient été transférés par l’Iran au Hezbollah depuis janvier 2025 via des circuits financiers parallèles. Naïm Qassem réfute ces accusations et assure que les services rendus par Al-Qard al-Hassan relèvent de « la solidarité sociale » au sein de la communauté chiite.
Le dirigeant a également réitéré le refus de toute remise des armes du Hezbollah à l’armée libanaise. « Nous n’abandonnerons pas nos armes, qui sont notre force et notre garantie », a-t-il affirmé, rappelant que le mouvement gère un réseau d’écoles, d’institutions sociales et d’hôpitaux destinés à ses partisans.
Malgré un cessez-le-feu fragile, Israël poursuit ses frappes ciblées contre des positions du Hezbollah, affirmant que la formation continue de se réarmer. L’armée israélienne maintient par ailleurs cinq positions dans le sud du Liban, alimentant un climat de tension permanente.
Alors que le Liban traverse une crise économique et institutionnelle profonde, cette confrontation diplomatique place le gouvernement devant un dilemme délicat : répondre aux exigences américaines pour éviter l’isolement international, sans déclencher une nouvelle escalade interne.