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Liberté de la presse : RSF dénonce une année meurtrière pour les journalistes
Le dernier bilan annuel de Reporters sans frontières (RSF), publié mardi, dresse un constat alarmant : 67 journalistes ont été tués en un an à travers le monde, un chiffre en nette hausse après deux années de recul. Près de la moitié de ces victimes ont été recensées dans la bande de Gaza, où RSF accuse l’armée israélienne d’avoir « ciblé » des professionnels des médias au cœur du conflit.
Entre décembre 2024 et décembre 2025, RSF note que ces morts « ne sont pas des accidents : les journalistes ne meurent pas, ils sont tués ». Une formule volontairement percutante pour souligner le rôle joué par des forces régulières, des groupes armés ou le crime organisé dans ces violences. Avec 29 journalistes tués alors qu’ils exerçaient leur métier dans le territoire palestinien au cours des douze derniers mois, l’organisation considère l’armée israélienne comme « le pire ennemi des journalistes ».
Depuis le 7 octobre 2023, date des attaques du Hamas, au moins 220 personnes travaillant dans les médias ont perdu la vie à Gaza, qu’elles soient en reportage ou tuées en dehors de leur activité professionnelle.
RSF accuse les autorités israéliennes de « dénigrer » des journalistes pour tenter de justifier certaines frappes, citant notamment le cas d’Anas al-Sharif, correspondant d’Al-Jazeera, tué en août. Israël affirme de son côté viser le Hamas, qualifié d’organisation terroriste par plusieurs pays occidentaux, et nie toute volonté de cibler la presse.
Au-delà du Proche-Orient, l’année 2025 a également été meurtrière pour les journalistes au Mexique, où neuf professionnels ont perdu la vie, souvent pour avoir dénoncé les activités de groupes criminels ou leurs liens avec des responsables politiques. L’Ukraine, toujours marquée par l’invasion russe, déplore trois morts, dont le photoreporter français Antoni Lallican. Le Soudan, plongé dans une guerre interne, en compte quatre.
Le bilan s’assombrit également du côté des privations de liberté. RSF recense 503 journalistes détenus dans 47 pays, avec des pics en Chine, en Russie et en Birmanie. À cela s’ajoutent 135 journalistes toujours portés disparus et 20 retenus en otage dans des zones de guerre, notamment en Syrie et au Yémen.
Pour RSF, ces chiffres traduisent une urgence mondiale : celle de protéger des femmes et des hommes devenus des cibles parce qu’ils informent. « L’impunité mène à ces violences », insiste l’organisation, appelant les gouvernements à garantir la sécurité des journalistes et à mettre fin à des pratiques de plus en plus banalisées, y compris dans des États se réclamant de la démocratie.
L’Unesco publie un comptage différent – 91 journalistes tués en 2025 – en raison de méthodologies distinctes, mais le constat reste le même : l’année 2025 figure parmi les plus sombres pour la presse depuisprès d’une décennie.