Ligue des champions : Le PSG élimine le Bayern et rejoint Arsenal en finale
Le champion d'Europe en titre n'a pas abdiqué. Mercredi 6 mai 2026, au terme d'une bataille tactique et physique d'une intensité rare sur la pelouse de l'Allianz Arena, le Paris SG a validé son billet pour sa deuxième finale consécutive de Ligue des champions. En tenant tête au Bayern Munich (1-1), les hommes de Luis Enrique capitalisent sur leur succès spectaculaire du match aller (5-4) pour s'ouvrir les portes du stade de Budapest, où les attend l'Arsenal de Mikel Arteta.
Dembélé frappe d'entrée, la défense fait le reste
Il n'a fallu que trois minutes pour que les espoirs bavarois de remontada soient douchés. Profitant d'un alignement défaillant de la défense allemande, Khvicha Kvaratskhelia a déposé un centre millimétré pour Ousmane Dembélé. Le récent Ballon d’Or, impérial dans cette campagne européenne, a fusillé Manuel Neuer d'une frappe puissante, inscrivant son septième but de la saison en C1.
Malgré cette entame idéale, les Parisiens ont dû sortir les barbelés. Face à une Allianz Arena incandescente et un Bayern poussé par ses 70 000 supporters, le bloc parisien a fait preuve d'une solidarité exemplaire. Privé d'Achraf Hakimi, blessé, Luis Enrique a pu compter sur la polyvalence de Warren Zaïre-Emery, repositionné en latéral droit, et sur une charnière centrale infranchissable emmenée par un Marquinhos exemplaire. C'est d'ailleurs son compère, l'Équatorien Wilian Pacho, qui a été désigné homme du match pour ses interventions salvatrices.
Safonov, le rempart inamovible
Si Paris a tremblé, il n'a jamais rompu, soutenu par un Matveï Safonov des grands soirs. Le portier russe a multiplié les parades décisives, notamment devant Jamal Musiala et Luis Diaz, dégoûtant les attaquants munichois jusqu'aux derniers instants de la rencontre. L'égalisation tardive de Harry Kane dans le temps additionnel (90+4) n'aura été qu'une péripétie statistique, insuffisante pour inverser la tendance sur l'ensemble des deux confrontations.
Le milieu de terrain, orchestré par un Fabian Ruiz retrouvé et un Vitinha toujours aussi précieux dans la transition, a permis au PSG de gérer ses temps faibles avec une maturité nouvelle. Désormais, le club de la capitale ne se contente plus de briller : il sait souffrir.
Cap sur Budapest pour le doublé
Un an après son sacre historique, le PSG se retrouve à une marche d'un exploit rare : conserver la coupe aux grandes oreilles. Le 30 mai prochain, le "théâtre des rêves" de Budapest accueillera une finale aux accents de Premier League face à un Arsenal flamboyant. Pour Luis Enrique, dont le projet sportif arrive à maturité trois ans après son arrivée, le rendez-vous est pris avec l'histoire.
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