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Madagascar : Andry Rajoelina dissout le gouvernement après une semaine de manifestations meurtrières
Le président de Madagascar, Andry Rajoelina, a annoncé lundi la dissolution du gouvernement à la suite d’une série de manifestations violentes contre les coupures d’électricité et la pénurie d’eau qui paralysent le pays depuis plusieurs semaines. Cette décision survient après plusieurs jours de heurts entre manifestants et forces de l’ordre, ayant fait au moins 22 morts et plus de 100 blessés.
Dans une allocution télévisée, le chef de l’État a invoqué l’article 54 de la Constitution pour « mettre fin aux fonctions du Premier ministre et du gouvernement », tout en exprimant sa « compassion aux familles endeuillées ». Le président a précisé que l’exécutif sortant assurerait l’intérim jusqu’à la nomination d’un nouveau Premier ministre, dont les propositions seront étudiées dans les trois prochains jours. Une fois désigné, celui-ci disposera d’un délai supplémentaire pour former son gouvernement.
Cette crise intervient dans un contexte de grande fragilité sociale et économique. Madagascar, l’un des pays les plus pauvres du monde, est régulièrement secoué par des mouvements populaires liés aux difficultés d’accès aux services essentiels. Les manifestations de cette semaine rappellent celles de 2009, qui avaient conduit à la chute du président Marc Ravalomanana et permis l’ascension d’Andry Rajoelina sur la scène politique.
Si la dissolution du gouvernement apparaît comme une réponse immédiate à la colère populaire, les observateurs s’interrogent sur la capacité du pouvoir à répondre durablement aux attentes des Malgaches, alors que la crise énergétique et la gestion de l’eau demeurent au cœur des revendications.