-
14:09
-
14:00
-
13:45
-
13:30
-
13:29
-
13:16
-
13:00
-
12:32
-
12:00
-
11:30
-
11:00
-
10:30
-
10:02
-
09:30
-
09:01
-
08:30
-
08:00
-
07:30
-
07:00
-
22:40
-
22:30
-
22:03
-
21:40
-
21:16
-
20:44
-
20:30
-
20:02
-
20:02
-
20:00
-
19:44
-
19:31
-
19:00
-
18:44
-
18:30
-
18:00
-
17:44
-
17:30
-
17:07
-
17:00
-
16:44
-
16:30
-
16:00
-
15:44
-
15:30
-
15:29
-
15:05
-
14:44
-
14:30
-
14:27
Sous-Rubrique
Maduro met en garde le président élu du Chili après des propos sur l’immigration vénézuélienne
Le climat politique en Amérique du Sud s’est encore tendu lundi après une déclaration percutante du président vénézuélien Nicolás Maduro, visant directement le président élu du Chili, José Antonio Kast. À trois mois de sa prise de fonction, ce dernier fait déjà face à une vive réaction de Caracas en raison de ses promesses de campagne portant sur l’expulsion massive de migrants clandestins, dont une majorité de Vénézuéliens.
S’exprimant lors d’une allocution télévisée, Nicolás Maduro a appelé José Antonio Kast à « respecter les Vénézuéliens », tout en comparant son programme politique à celui d’Adolf Hitler. Des propos d’une rare virulence, qui témoignent de la sensibilité du dossier migratoire dans la région.
Le futur président chilien, élu sur une ligne d’extrême droite, a en effet promis de renvoyer près de 340.000 migrants sans documents, dans un pays où la pression sécuritaire se combine à une hausse de la criminalité attribuée, selon certains, à l’arrivée de groupes étrangers dont le gang vénézuélien Tren de Aragua. Un positionnement qui lui a permis de capitaliser sur les préoccupations d’une partie de l’opinion publique chilienne, même si plusieurs experts nuancent le lien entre immigration et insécurité.
Maduro, lui, adopte un ton particulièrement ferme. « Monsieur Kast, soyez prudent », a-t-il lancé, rappelant que les migrants bénéficient de droits garantis par la Constitution chilienne. Il a également conseillé aux Vénézuéliens installés à l’étranger de considérer un retour au pays, tout en mettant en garde contre toute forme de stigmatisation.
Cette sortie intervient dans un contexte géopolitique déjà sous tension : les États-Unis, par la voix de Donald Trump, ont soutenu l’élection de José Antonio Kast, tout en maintenant une stratégie de pression contre Caracas incluant sanctions pétrolières et renforcement militaire dans les Caraïbes.
Avec cette nouvelle polémique, les relations entre Caracas et Santiago pourraient connaître une période de crispation, alors que l’immigration continue de traverser l’ensemble du continent sud-américain et de peser sur les débats nationaux.