Maroc-Italie : les grands projets ferroviaires ouvrent de nouvelles perspectives de coopération industrielle
Le développement du réseau ferroviaire marocain attire de plus en plus l’attention des entreprises italiennes. À Casablanca, une mission entrepreneuriale consacrée aux infrastructures ferroviaires a réuni mardi des opérateurs italiens ainsi que des représentants institutionnels et économiques marocains autour des perspectives de coopération liées aux grands chantiers engagés dans le Royaume.
Les échanges ont porté sur les possibilités de partenariats industriels et technologiques dans un secteur appelé à connaître une transformation importante au cours des prochaines années. Pour les entreprises italiennes, les projets marocains constituent à la fois un marché potentiel et une occasion de développer des coopérations durables avec les acteurs locaux.
Le ferroviaire au cœur de la transformation des infrastructures
Pour Luigi D’Aprea, directeur de l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE) à Casablanca, le ferroviaire occupe une place stratégique dans la trajectoire de développement du Maroc. Le secteur est appelé à accompagner l’évolution des besoins en matière de mobilité, mais également à renforcer les connexions entre les principaux pôles économiques et les infrastructures logistiques et portuaires.
La multiplication des projets ferroviaires devrait ainsi favoriser l’émergence de nouveaux besoins dans les équipements, les technologies et les services associés au transport sur rail. Une dynamique qui ouvre un espace de coopération pour les entreprises disposant de solutions dans les domaines de l’ingénierie, des infrastructures et des systèmes ferroviaires.
Le développement du rail s’inscrit par ailleurs dans une évolution plus large des réseaux de transport marocains, avec l’objectif d’améliorer la circulation des personnes et des marchandises entre les différents territoires.
Grande vitesse, réseaux urbains et modernisation
Le consul général d’Italie à Casablanca, Francesco Capecchi, a pour sa part mis en avant l’ampleur des opportunités liées aux projets ferroviaires marocains, qu’ils soient déjà engagés ou encore en phase de préparation.
Les besoins identifiés concernent notamment la grande vitesse, les réseaux de transport urbain, les infrastructures, la signalisation et l’électrification, mais aussi la modernisation des systèmes ferroviaires existants.
Pour les entreprises italiennes, cette configuration ouvre plusieurs pistes de collaboration, allant de la fourniture de technologies à la création de partenariats industriels. Elle pourrait également favoriser l’implantation ou le développement de capacités locales, dans une logique de montée en gamme de l’écosystème ferroviaire marocain.
87 milliards de dirhams d’investissements à l’horizon 2030
La rencontre a également permis de présenter les grandes lignes de la feuille de route de l’Office national des chemins de fer (ONCF) à l’horizon 2030.
Ikram Sehli, chargée d’études stratégiques à l’Office, a fait état d’un programme d’investissement de 87 milliards de dirhams destiné à accompagner l’évolution du réseau et les nouvelles exigences en matière de mobilité.
Parmi les principaux projets figurent l’extension de la ligne à grande vitesse (LGV) entre Kénitra et Marrakech, le développement de réseaux express régionaux (RER) dans les agglomérations de Rabat, Casablanca et Marrakech, ainsi que l’acquisition de 168 trains.
L’ONCF prévoit également un programme global de modernisation destiné à faire évoluer les infrastructures et les équipements ferroviaires dans le cadre d’une mobilité présentée comme plus durable et inclusive.
La LGV vers Marrakech, un projet structurant
L’extension de la ligne à grande vitesse jusqu’à Marrakech représente l’un des principaux volets de cette transformation. D’une longueur annoncée de 430 kilomètres, le prolongement doit contribuer à connecter cinq régions représentant environ 59 % de la population du Royaume.
Au-delà du gain en matière de temps de déplacement, le projet doit renforcer les connexions entre plusieurs pôles économiques, touristiques et urbains du pays, tout en accompagnant le développement d’un réseau ferroviaire davantage intégré.
Vers un écosystème ferroviaire davantage intégré au Maroc
La mission italienne a également mis en évidence un autre enjeu : celui de la constitution d’une véritable base industrielle nationale capable d’accompagner la croissance du secteur.
Kenza Benabderrazik, directrice générale du Cluster ferroviaire Morocco Train Industry (MTI), a insisté sur la nécessité de développer un écosystème permettant notamment de produire davantage de matériel roulant au Maroc.
L’ambition est double : répondre aux besoins générés par l’expansion du marché national et faire émerger, à terme, des capacités susceptibles de soutenir les exportations. Une telle orientation pourrait renforcer l’intégration industrielle locale et favoriser le transfert de compétences et de technologies.
Dans ce contexte, les entreprises italiennes disposent de plusieurs domaines d’intervention potentiels, tandis que les acteurs marocains cherchent à tirer parti des grands investissements ferroviaires pour structurer progressivement une filière nationale.
Une mission tournée vers les partenariats industriels
Organisée par l’Agence italienne pour le commerce extérieur (ICE) avec la Fédération ANIE, ASSIFER, le Cluster technologique Ditecfer, OICE et Confindustria Assafrica & Mediterraneo, la mission entrepreneuriale a placé les infrastructures ferroviaires au centre des discussions.
La rencontre de Casablanca traduit ainsi une volonté de rapprocher les expertises italiennes des besoins générés par les grands programmes ferroviaires marocains. Avec un programme d’investissement conséquent et plusieurs projets structurants à l’horizon 2030, le Royaume offre un terrain favorable au développement de coopérations dans les technologies, l’ingénierie, les équipements et la fabrication locale.
Pour le Maroc comme pour l’Italie, l’enjeu dépasse donc la seule relation commerciale : il s’agit de construire des complémentarités industrielles capables d’accompagner durablement la modernisation du transport ferroviaire.
-
21:30
-
21:15
-
21:00
-
20:45
-
20:30
-
20:15
-
20:00
-
19:45
-
19:30
-
19:15
-
19:00
-
18:45
-
18:30
-
18:15
-
18:00
-
17:45
-
17:30
-
17:15
-
17:00
-
16:45
-
16:30
-
16:15
-
16:00
-
15:45
-
15:33
-
15:15
-
15:00
-
14:45
-
14:30
-
14:15
-
14:00
-
13:45
-
13:30
-
13:15
-
13:00
-
12:45
-
12:30
-
12:15
-
12:00
-
11:45
-
11:30
-
11:15
-
11:00
-
10:45
-
10:30
-
10:15
-
10:00
-
09:45
-
09:30
-
09:15
-
09:00
-
23:00
-
22:45
-
22:30
-
22:15
-
22:00
-
21:45