Maroc : Les investissements directs étrangers en baisse à fin avril 2026
Les investissements directs étrangers au Maroc ont marqué un ralentissement au cours des quatre premiers mois de 2026, dans un contexte économique international encore marqué par les incertitudes et les arbitrages financiers des investisseurs internationaux. Les dernières données publiées par l’Office des changes mettent en évidence une baisse du flux net des IDE, alors que les investissements marocains à l’étranger poursuivent leur progression.
A fin avril 2026, le flux net des investissements directs étrangers s’est établi à 11,65 milliards de dirhams, enregistrant un recul de 10,1% par rapport à la même période de l’année précédente.
Cette évolution est principalement liée à la diminution des recettes générées par les IDE. Les entrées de capitaux ont atteint 16,08 milliards de dirhams, en baisse de près de 20% sur un an. Dans le même temps, les dépenses associées à ces investissements ont également diminué de manière significative, reculant de 37,2% pour s’établir à 4,43 milliards de dirhams.
Ces chiffres traduisent une phase de ralentissement des flux internationaux vers le Royaume, alors que plusieurs économies cherchent à réorienter leurs investissements dans un environnement mondial marqué par les tensions géopolitiques, les fluctuations des coûts de financement et les mutations des chaînes de valeur industrielles.
En parallèle, les investissements directs marocains à l’étranger affichent une dynamique opposée. Le flux net des IDME a progressé de 41,9% à plus de 3,46 milliards de dirhams durant les quatre premiers mois de l’année.
Les recettes liées aux cessions d’investissements marocains à l’étranger ont augmenté de 11,6%, atteignant 5,27 milliards de dirhams. Les dépenses, qui reflètent les opérations d’investissement réalisées hors du Royaume par les entreprises marocaines, ont pour leur part progressé de 22% pour dépasser 8,74 milliards de dirhams.
Cette évolution confirme la montée en puissance des groupes marocains sur les marchés internationaux, notamment en Afrique et dans plusieurs secteurs stratégiques comme la banque, les télécommunications, l’industrie, l’énergie et les services.
Malgré le recul des IDE entrants, le Maroc continue de préserver son attractivité régionale grâce à ses infrastructures industrielles, sa stabilité macroéconomique et son positionnement géographique à proximité des marchés européens et africains.
Les prochains mois seront particulièrement surveillés par les acteurs économiques afin d’évaluer la capacité du Royaume à relancer la dynamique des investissements étrangers dans un contexte mondial de concurrence accrue entre les destinations d’investissement.
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