Maroc : un modèle de financement agricole reconnu à l’international
Le Maroc est cité comme un exemple de financement mixte pour développer les systèmes sanitaires et phytosanitaires dans le secteur agricole. Cette reconnaissance figure dans une étude du Fonds pour l’application des normes et le développement du commerce (STDF), publiée en juillet.
Le modèle marocain repose sur la combinaison de financements publics et privés. Dans le cadre d’un programme soutenu par la Banque mondiale, une enveloppe de 1,2 milliard de dollars avait été prévue, avec environ 400 millions de dollars de contribution publique et 800 millions de dollars attendus du secteur privé.
Ces financements doivent notamment permettre de renforcer les laboratoires, la certification des produits agricoles, la traçabilité, les contrôles sanitaires et les infrastructures de chaîne du froid.
Le programme Génération Green, qui a succédé au Plan Maroc Vert, poursuit cette orientation. Avec le soutien de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement (AFD), plusieurs projets portent notamment sur la digitalisation des certificats phytosanitaires, la sécurité sanitaire des aliments et l’amélioration de la logistique agricole.
Selon le STDF, ces investissements peuvent contribuer à améliorer la compétitivité des produits marocains et à faciliter leur accès aux marchés internationaux, notamment européens.
Toutefois, l’étude souligne que le montant de 1,2 milliard de dollars correspond à une enveloppe prévue et non à des dépenses effectivement réalisées. Le rapport ne précise pas non plus la part exacte des financements privés réellement mobilisée pour les systèmes sanitaires et phytosanitaires.
Le STDF relève par ailleurs que le financement mixte ne peut pas répondre à tous les besoins. Les activités commerciales, comme la certification, la traçabilité ou la chaîne du froid, peuvent attirer des investisseurs privés. En revanche, les inspections, la surveillance des maladies et la biosécurité restent principalement du ressort des pouvoirs publics.
Le cas marocain montre ainsi l’intérêt d’associer les financements publics et privés pour moderniser les infrastructures agricoles. Mais le rapport estime que la préparation de projets solides et suffisamment structurés demeure un défi important pour attirer davantage d’investissements.
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