Mort d’un infirmier à Minneapolis : tensions croissantes autour des actions de l’ICE
Minneapolis est plongée dans une profonde agitation après la mort d’Alex Pretti, un infirmier de 37 ans travaillant en réanimation dans un hôpital pour anciens combattants, abattu samedi lors d’une manifestation contre les opérations de la police de l’immigration (ICE). Cet événement tragique fait écho à celui de Renee Good, une Américaine tuée le 7 janvier par un agent de l’ICE dans la même ville, intensifiant les tensions déjà très vives.
Dimanche, les anciens présidents démocrates Bill Clinton et Barack Obama ont lancé un appel aux citoyens américains. Clinton a exhorté chacun à « se lever, à s’exprimer » face à ce qu’il considère comme des manquements de l’administration Trump concernant la protection des citoyens. Obama a parlé d’un « sursaut » nécessaire pour défendre les valeurs fondamentales de la nation, jugées menacées.
Donald Trump, de son côté, a imputé ces deux décès aux élus démocrates locaux et étatiques, accusant ces derniers de « chaos » et affirmant que les citoyens américains en étaient les victimes.
Les habitants de Minneapolis se sont rassemblés malgré le froid glacial pour rendre hommage à Alex Pretti. Près d’un millier de personnes ont manifesté dans le centre-ville, exprimant leur colère et leur détermination à poursuivre le combat pour la justice, comme l’a témoigné Lucy, une habitante : « Je suis triste et en colère face à cette perte, mais je n’ai pas peur de continuer le combat et de défendre ce qui est juste. »
Le gouvernement Trump a immédiatement présenté une version controversée des faits, accusant Alex Pretti de « terrorisme » et affirmant qu’il menaçait les agents avec une arme. Cependant, une analyse vidéo indépendante montre Pretti interposé entre un agent et une manifestante, recevant un jet de gaz lacrymogène et étant plaqué au sol avant de recevoir un coup de feu.
Les parents d’Alex Pretti dénoncent des « mensonges écoeurants » et soulignent la bonté de leur fils. Plusieurs élus et dirigeants locaux, dont des figures politiques et des entreprises comme Target et General Mills, ont demandé une désescalade immédiate et une coopération entre autorités locales et fédérales. Le gouverneur démocrate du Minnesota, Tim Walz, a insisté pour que l’enquête soit menée par les autorités locales.
Malgré ces événements tragiques, Greg Bovino, haut responsable de la police aux frontières, a défendu le travail des agents, affirmant que « les victimes, ce sont les agents » et louant leur « super boulot ».
Cette affaire met en lumière les divisions profondes aux États-Unis et relance le débat sur le rôle de l’ICE et la protection des citoyens lors des manifestations.
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